Samedi 15 janvier 2011
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Suite à mon achat de the humble indie bundle 2, j’ai reçu en cadeau le premier
bundle (comme tous ceux qui ont été suffisamment généreux). J’ai donc eu l’occasion de tester Machinarium, Samorost 1 et 2. Donc ce petit article sera consacré à Amanita design et leurs trois jeux.
Pour les présenter rapidement, il s’agit d’une petite équipe de 9 personnes basé à Prague en République tchèque (eh oui, encore des développeurs de l’est). Ce studio a été fondé par Jakub
Dvorský, qui a réalisé Samorost dans le cadre de ses études à l’académie des arts de Prague. Ce jeu avait pas mal fait parler de lui à sa sortie en 2003, je vais donc le présenter ainsi que ses
suites.
Samorost est un point and click en Flash assez hors du commun. On contrôle un lutin solitaire habitant paisiblement sur sa petite planète. Le but du jeu est d’éviter une collision imminente avec
un autre astéroïde qui nous fonce droit dessus. Et donc le petit personnage prend son vaisseau pour aller visiter cet astéroïde et essayer de la faire dévier. La suite est une succession
d’énigmes à résoudre pour parvenir à sauver votre planète.
Si il ne se démarque pas par son gameplay, c’est tout l’univers et l’ambiance qui ont fait la renommé de Samorost. Les décors totalement surréalistes ont une véritable identité, un mélange de
dessins et de montages de photos pris dans des forêts. L’ambiance est assurée par un bon fond sonore et quelques bruitages. Il n’est pas très long mais mérite vraiment d’être essayer si vous ne l’avez jamais fait.
Sa suite, Samorost 2, reprend le même style graphique. Pour le coup c’est le chien du lutin qui s’est fait enlever et son maitre part donc
à sa recherche. La difficulté a été revue à la hausse, les décors et l’ambiance sont toujours aussi géniaux. La durée de vie ne dépasse pas 30 minutes, à moins de rester bloquer sur une
énigme. J’ai eu le titre gratuitement, donc ça ne me dérange pas. Mais si vous voulez l’acquérir il vous en coutera 3,87 €. C’est
toujours mieux qu’un dlc pour mafia 2.
Machinarium ne joue pas dans la même cour que ces deux prédécesseurs. Il s’agit, encore une fois, d’un point and click mais bien plus vaste. Ici plus de lutin ou d’univers à base de bois et de
rocher. On incarne un petit robot qui va explorer une ville et y faire des rencontres plus ou moins agréables. Les énigmes sont rarement insurmontables, mais même dans ces cas la il est possible
d’obtenir des indications et de l’aide en effectuant un mini jeu de shoot.
Les graphismes ne sont cette fois plus des montages de photos mais des dessins. Les détails sont très nombreux et c’est un vrai plaisir de parcourir les nombreux tableaux. On a également droit à
une bande son de qualité avec des compositions originales. La durée de vie d’environ 5 heures est honorable. En gros c’est une véritable bouffée d'air frais par rapport aux grosses productions
actuelles. Si vous avez raté l’occasion de le prendre en pack pour noël vous pouvez le trouver à 15 euros en
téléchargement ou en boite (je l’ai vu à carrefour mais je ne me rappel plus du prix).
Si les développeurs n’ont pas créé un genre ou révolutionné le gameplay du point and click, ils ont en tout cas
créé des œuvres d’art. On ne peut que passer un agréable moment en parcourant ces tableaux soignés où le moindre détail compte. Comme d'habitude des liens sont disposés tout le long
de l'article pour faciliter vos recherches.
A part ces trois jeux le studio Amanita a réalisé plusieurs animations, sites web et un film dont je vous laisse le trailer.