Le tower defense est un genre relativement répandu sous forme de jeux en flash. Le principe de base est simple, il s’agit de construire de la défense afin de résister à des vagues d’ennemis.
Plants vs zombies a été développé par PopCap Games et n’était disponible qu’en téléchargement à son lancement
puis est sortie en version boite environ un ans plus tard. J’ai déjà été plusieurs fois agréablement surpris par des jeux dits « indépendants » et celui-ci m’a également
enthousiasmé.
Ici pas de graphisme 3d en haute définition ni même de concept révolutionnaire. Le but du jeu est de défendre votre maison d’une invasion de zombies. Pour cela vous devez
cultiver dans votre jardin diverses plantes ayant différentes fonction. La monnaie du jeu est le soleil que vous collectez en plantant des tournesols de jour ou des champignons la nuit. Le soleil
permet d’acheter des plantes défensives de différents types. Vous débutez avec l’unité de base qui lance des petits pois et au fil des niveaux se débloquent d’autres plantes tels que les patates
qui n’attaque pas mais bloque les ennemis jusqu’à ce qu’elles soient entièrement dévorés par les zombies ou des cerises kamikaze detruisants un grand nombre d'enemis.
On rencontre différents zombies au fur et à mesure de la progression dans le jeu. Ces derniers peuvent être plus rapide, ou ayant la capacité de sauter par-dessus vos défense.
A vous de trouver la bonne parade en fonction du type de zombie que vous rencontrez. Les conditions de jeu changent progressivement, d’abord de jour, puis de nuit, ou avec une piscine au milieu
du jardin et donc des plantes aquatiques. Tous ces éléments rendent le jeu un peu stratégique mais la difficulté reste relativement basse.
Un des enemis du jeu qui ressemblait fortement à michael jackson sous sa forme zombifié dans le clip thriller a été remplacé pour des questions de droits. Je trouve ça dommage
car c'est un des detail qui rend le jeu sympathique et surtout son remplaçant est moins charismatique.
Plants vs zombies est addictif et drôle, c’est ce qui le différencie des banales jeux en flash que vous pouvez trouver sur le net. Les minis jeux sont nombreux et certains
sont assez durs. Il coute 10 dollars en téléchargement et c’est un bon passe temps donc je le recommande si vous voulez un jeu sans prise de tête. Pour vous en convaincre essayez la démo ou regardez la vidéo qui suit.
Comme prévu, je vais aujourd'hui vous présenter l'un des plus grands artistes du pays du soleil levant. Il reste cependant assez méconnu dans nos contrées. Je vais donc essayer de remédier à cela
et vous parler de l'oeuvre de Takeshi Kitano et plus particulierement de sa carrière d'acteur et réalisateur.
Mais comment résumer tout cela dans un seul article ! En effet, il est acteur ( sous le pseudonyme de Beat Takeshi ), réalisateur, comique, animateur
télé, peintre, humoriste, écrivain et même... réalisateur d'un jeux vidéo dont je parlerais plus loin dans la dossier !
Né en 1947 à Tokyo , il se lance d'abord dans des études d'ingénieurs. C'est dans les années 1970 que Takeshi va s'interresser aux métiers de
l'art. Dans une boite de nuit tout d'abord ou après y avoir été réparateur d'ascenseur, il fera la connaissance de Senzaburo Fukami qui deviendra son mentor dans le metier de la comédie et
s'associera avec son ami Kiyoshi Kaneko pour fonder le duo comique "Two Beats".
Ils créeront de nombreux sketchs ( manzai au Japon ), s'attaquant au travers de la société nippone. Leurs succès à la télévision est en grande partie due aux thèmes de Kitano,
qui sont bien plus risqués que ce qui ce faisait avant. Ses plaisanteries ciblent en effet les vulnérables de la société : les plus vieux, les handicapés, les pauvres, les enfants, les
femmes, les idiots et les laids. Des plaintes seront envoyés aux différentes chaines diffusant les émissions du duo et iront jusqu'à interdire la diffusion de certains de leurs
sketchs. Two Beats sera l'un des plus grand succès du genre durant les années 70-80. Au Japon d'ailleurs, le comique Kitano a été
beaucoup plus reconnu ( malheureusement ? ) que l'acteur, mis à part avec le film Zatoichi sorti en 2003...
Il se fera réelement remarqué en tant qu'acteur en 1983 dans le film Furyo ( film avec David Bowie notamment ), Takeshi tient
le rôle du sergent Gengo Hara, à la fois sadique ( récurence dans le style de jeu de l'acteur ) et sympathique, dans un camp de prisonniers en Indonésie durant la Deuxième Guerre
Mondiale. Il enchainera sur quelques rôles de comédie jusqu'en 1989 ou il est choisi pour jouer dans le film Violent Cop. Lorsque le réalisateur initial tombe malade,
Kitano se propose pour la réalisation du film. Il remanie considérablement le scénario et transforme son personnage en anti heros sociopathe solitaire et à
contre-courant de ce qui ce fait dans ce genre de film habituellement. C' est un succès au Japon tant commercial qu'auprès de la critique. Il marque aussi le début de la
carrière de réalisateur de Kitano.
De 1990 à nos jours, il réalisera une quinzaine de films et jouera dans plus d' une trentaine... Ses films seront souvent inspirés de façon détourné par la vie de
Takeshi lui même ainsi que de son père qui bien que n'ayant pas été yakuza lui même, avait beaucoup de relations dans le milieu.
Sans compter l'émission Takeshi's Castle ( même importé en France ) il est le présentateur et ou producteurs de nombreuses émissions de variétés ainsi que de
nombreux talks show et ses divers travaux en tant que peintre et sculpteur.
L'exposition qui se tenait très recemment à Paris :
Et voici des images de l'émission Takeshi's Castle que certains d'entres vous doivent connaitre depuis sa diffusion sur la chaine W9 :
En 1994 il aura un accident de moto, volontaire ou non car on lui connait des tendances suicidaires et lui même dit ne pas se souvenir de s'il s'était jeté
volontairement dans le mur ou non. Après avoir bu énormement, il prend sa moto, démarre en trombe , s'endort et fini sa course dans un mur. Il gardera des sequelles de cet
evenement ( paralysie d'une partie de son visage ), mais marquera aussi pour lui un renouveau dans sa carrière et un retour à une vie plus saine.
Il jouera dans des films qui connaitront des succès relatifs pour certains au Japon, et d'autres qui seront reconnus mondialement par les plus grands festivals du cinéma européen par
exemple. Il se fera également connaitre du grand public occidental avec Battle Royale entres autres.
Son dernier film date de 2010 et marque un retour aux sources de ce qui a fait son succès avec un nouveau film sur l'univers des Yakuzas : "Outrage".
Je vais à présent m'attarder sur les films que j'ai vu, en vous donnant le synopsis de chacun, accompagné de mon avis. Attention cependant car ceux ci seront susceptible d'être
régulierement mis à jour au fur et à mesure de ma découverte de nouveaux films de Kitano san. N'hésitez donc pas à voir si je n'ai rien ajouté depuis vos précédentes visites sur l'article
!
Je procéderais à la critique de ses films par ordre chronologique de sorties, en commençant donc par Violent Cop, sorti en 1989 :
L'histoire pour commencer :
Azuma est un flic individualiste et taciturne qui n'hésite pas utiliser la violence pour faire respecter la loi. Il décide de faire la justice lui-même quand il découvre qu'un gang de yakuzas est
responsable de la mort de son meilleur ami et du viol de sa jeune soeur.
Le réalisateur de départ Shinji Fukasaku étant tombé malade, c'est Kitano qui le remplace au pied levé à la réalisation du film. Ce qui ne devait être
qu'une sorte d'adaptation nippone de L'Inspecteur Harry avec Clint Eastwood, se transforme en polar froid et violent, à l'image de ce que représente
Takeshi Kitano dans le film.
Azuma est brutal et relativement peu sociable. Ses méthodes l'isole de plus en plus vis à vis de ses collègues, et sa loyauté ne plait pas à certains de ses supérieurs,
corrompus avec des yakuzas, responsable de la mort de son meilleur ami.
La mise en scène de Violent Cop se résume au plus strict appareil, une caméra statique. Kitano commence à développer son style. Cette caméra permet
un regain de tension qui hypnotise le spectateur. Elle est statique à l’image de ses personnages qu’elle filme, surtout Kitano dont le jeu d’acteur et le charisme
sont troublant. Azuma est présent mais terriblement absent, on ne connait pas grand chose de sa personnalité et de ses émotions, mis à part lorsqu'il pête un plomb... Les
scènes de fusillade qu’il réalise sont breves et vont à l'essentiel et tranche avec le rythme parfois lent de ses films. L'humour y est également présent, et la scène avec le petit ami de la
soeur d'Azuma vaut le coup d'oeil.
Finalement, Takeshi Kitano ponctue son œuvre par un regard pessimiste en mettant en avant que la vie est un éternel recommencement. La vie continue avec des
gangsters qui prennent la place vacante laissée par leurs prédécesseurs et ses flics corrompus remplacés à leur tour… Le départ des bons et le retour des mauvais.
J'ai été très agréablement surpris par ce premier film, un polar exceptionnel de noirceur, magnifié par la présence de Kitano.
"Boiling Point" ( "Jugatsu" en France ) sorti en 1990. Premier long métrage entierement réalisé par Takeshi Kitano :
Malgré l'enthousiasme et la vigueur de leur entraîneur, une équipe de base ball a du mal à éviter le ridicule face à leurs adversaires. Cette maladresse ne se limite pas aux terrains de
base ball. Un des joueurs frisant l'autisme gaffe avec un yakusa et se retrouve dans un cercle infernal où il faut réparer l'incident. L'entraîneur protecteur connaît bien le milieu, il en
faisait parti. Malheureusement, sa solution est un peu extrême et ne fait qu'empirer les choses. C'est désormais à l'équipe de venger son entraîneur cloué au lit après une bonne bastonnade. Ainsi
commence la recherche d'une arme, direction l'île d'Okinawa et sa base militaire américaine pour deux d'entre eux. Ils s'associeront à un yakusa maladroit qui tout comme eux mijote sa
vengeance...
Je dois avouer que ce film m'a énormément surpris, car certaines scenes sont vraiment étranges, voires choquantes. Elles représentent en fait les prémisces de ce qui
deviendra des codes récurents des oeuvres Kitanesque : la violence, l'absurdité, des yakuzas maladroits, le sport et le suicide entres autres. Tout ces
ingrédients sont dosés avec des dialogues réduits et un humour singulier, des situations burlesques à la maniere des grands films anglais du genre.
Autre originalité, l'absence totale de musique, Kitano estimant que personne n'était en mesure pour le moment d'accompagner ses images de la maniere dont il le souhaitait.
Certaines scène sont tout de même puissante et prèteront à sourire tandis que d'autres pourront nous laisser perplexe. Un film qu'il faut regarder une fois que l'on connait bien son
oeuvre en général, surtout pas celui par lequel commencer donc...
On poursuit à présent avec ce film qui est probablement mon favori de Beat Takeshi :
"Sonatine, mélodie mortelle" sort en 1993 et sera le premier à faire parler de lui en France notamment.
Bousculé par des meurtres dans ses propres rangs, le bras droit d'un chef yakuza est tenu de se mettre au vert pour une durée indéterminée, le temps que les choses se tassent entre les
différents groupes. Murakawa se retire donc sur Okinawa avec quelques hommes. Dans les premiers temps ils s'y ennuient ferme. Mais petit à petit, sous l'impulsion de leur leader, ces rudes
gaillards vont apprendre à s'occuper, et à vivre simplement. Murakawa, homme fatigué et désabusé, va réapprendre à profiter du moment présent, grâce à ce break improvisé. Il ignore pourtant que
pendant ce temps là, son chef est en train d’opérer un rapprochement stratégique avec le groupe rival. Ce film est celui qui fera de Kitano un cinéaste reconnu par le public occidental.
La raison de mon amour pour ce film est relativement simple au final. On y retrouve cette fois ci tout ce qui fera la grandeur des oeuvres de Kitano : yakuza - violence - plage -
suicide. Ces éléments, bien sûr, reviennent dans les films suivants du réalisateur. Mais c'est ici qu'ils prennent cette unité si souvent associée à tout son cinéma et qui fait que l'on
reconnait de suite la patte unique de ce réalisateur.
Petite citation de Beat Takeshi à ce sujet : "Sonatine dresse un portrait au vitriol des gangsters traditionnels et vrais antihéros. L'approche était volontaire, je voulais
que les membres des gangs qui s'affrontent aient l'air de gamins candides à l'écran. […] Vous pouvez être sûrs que les yakuza - du moins un grand nombre d'entre eux - ont vu le film. D'après
quelques échos, certains l'auraient même beaucoup appréciés !".
Après son départ précipité de la grande ville, Tokyo, ou Murakawa apparaît comme un des grand chef de la pègre japonaise, vers l'île d'Okinawa. Les gangsters sérieux à l'allure
sombre se transforment en gamins aux chemises hawaïennes jouant sur la plage. Il leur arrive parfois de rendosser leurs costumes d'adulte afin de jouer leur comédie pour laquelle on
les a envoyé à cet endroit : la vengeance. Ils se rendront vite compte qu'il ne sont en fait qu'au sein d'un énorme mensonge et que seule la mort pourra les en libérer.
Leur fuite de la ville de Tokyo dans cet endroit paradisiaque qu'est Okinawa leur permet de se liberer du carcan habituel de la vie des yakuzas. Ils redeviennent des enfants
qui se retrouvent sur une île perdue où toute autorité a disparu. En atterrissant sur l'île, le clan de Murakawa n'a plus rien à quoi se retenir et , n'attendront qu'une ultime
délivrance.
Le film se partage donc en deux parties : celle purement relié à la réalité de leur vie de criminel, et celle ou pour un moment, ils redeviennent des innocents, profitant du moindre
moment de plaisir que la vie peut encore leurs offrir. Kitano y joue impeccablement, sobrement sa marque de fabrique, à la maniere d'un Clint Eastwood asiatique.
Il est d'ailleurs entourés par des acteurs qui deviendront récurent dans ses films suivants : Tetsu Watanabe, Ren Osugi ou encore Susumu Terajima que j'apprécie
particulierement.
La musique va également jouer un rôle primmordiale dans les films de Kitano à partir de Sonatine avec l'arrivée de Joe Hisaishi reconnu
mondialement pour ses travaux sur les films des studios Ghibli notamment ( les studios d'Hayao Miyazaki ). Il sera selon moi ce qu'Ennio
Morricone est aux longs métrages de Sergio Leone.
Les dialogues sont eux aussi sublimes :
LA FEMME : C'est super de pouvoir flinguer quelqu'un comme ça. Ne pas avoir peur de le faire.Ca veut dire ne pas avoir peur de mourir, non ? T'es un dur. J'aime bien les durs. MURAKAWA : Si j'en étais un, j'aurais besoin d'un flingue ? LA FEMME : Mais tu tires vite. MURAKAWA : Parce que j'ai vite la frousse. LA FEMME : Oui, mais t'as pas peur de mourir. MURAKAWA : Quand t'as la frousse en permanence, t'en arrives à préférer être mort.
Pour résumer, c'est avec ce film que l'ont peut savoir si l'ont va apprécier l'oeuvre de Takeshi Kitano ou non, car tout y est.
Certains y trouveront trop de longueurs, pas assez d'actions tandis d'autres y verront une fresque pittoresque et pitoyable, magnifique et poétique, avec une mort toujours
omniprésente, harcelant les personnages jusqu'au moment de la délivrance.
Si vous faites parties de la première catégorie, les films de Kitano ne sont pas fait pour vous, mais si vous êtes un peu sensible au traitement poétique de la vie en général par des
acteurs/réalisateurs aussi talentueux que lui, je vous invite à découvrir ses autres films.
Le trailer :
Et je ne peux m'empecher de poster cette vidéo regroupant certaines scene totalement inoubliable du film, à éviter cependant si vous compter le voir prochainement...
Kids Return, datant de 1996 :
L'histoire :
Masaru et Shinji sont deux lycéens inséparables qui passent leur temps à sécher les cours et à traîner. Ils leur arrivent également de racketter jusqu’au jour où ils tombent sur plus fort
qu’eux. Masaru décide alors de faire de la boxe, Shinji le suit dans cette entreprise. C’est pourtant ce dernier qui s’en sort le mieux. Masaru abandonne et se fait engager au service de yakuza.
Quant à Shinji, il poursuit son bout de chemin en tant que boxeur…
Takeshi Kitano ne joue pas dans Kids Return, mais nous le retrouvont à sa réalisation. De nombreuses scènes sont tout simplement autobiographique et rappelle la
jeunesse de Kitano dans le quartier d'Asakusa à Tokyo.
C'est l’histoire de deux jeunes gens quelques peu paumés, déscolarisés, se laissant aller à trainer sans but, vivant au jour le jour avec une nonchalance désespérante, chose
innacceptable au Japon. Ce qui frappe également avec ce portrait de la jeunesse japonaise est la violence : froide et cruelle. Cette violence c’est celle de la
vie, du futur quotidien auquel les jeunes étudiants ne sont pas préparés. Ils arpenteront avec désillusion leurs entreprises diverses les rattachant à la vie sociale : boxe, déliquance
pour notre duo de héros ou travail éreintant et sans interêts pour les autres. Takeshi Kitano réalise sur la jeunesse le portrait d’une génération de
looser dont le combat semble perdu d’avance dans une société nippone très conservatrice. Les analogies avec le systême français sont d'ailleurs, malgré les apparences , relativement
nombreuse.
La violence de la vie, la violence de la boxe et celle de la rue gangrenée de yakuza laisse peu d’échappatoire à ces jeunes dont l’initiation à la vie ressemble plus à une survie qu’à autre
chose. Devant ce constat obscur qu’offre Kids Return , peu de solution si ce n'est l'apprentissage que propose les défaites dans une vie. Les parents n'apparaisse pas
et l’autorité professorale a depuis longtemps cessée de se battre pour ces jeunes, allant jusqu’à plaisanter de l’échec aux examens de ses élèves.
L'amitié est une valeur essentiel ici et on se plait à suivre les mésaventures de ces deux amis, qui chacun a leur façon, recherchent leur voie, et qui finalement aboutira une fin
surprenante, que chacun des spectateurs pourra interpreter à sa maniere.
L'humour, l'ambiance douce amer unique et la fantastique musique de Joe Hisaishi finisse de rendre ce film indispensable à tout les amateurs du Kitano réalisateur.
On continue à présent avec Hana-Bi, sorti en 1997 :
Ce film sera particulierement encensé par la critique en Europe, il reçevra notamment le Lion d'Or du festival de Venise ainsi que divers autres titres.
Synopsis :
L'histoire d'un flic rongé par les remords, usé par la vie, hanté par les drames et les cadavres. L'histoire d'un homme dont la vie s'évapore petit à petit tout autour de lui, qui a perdu sa
fille, et qui assiste impuissant à la disparition de sa femme. L'histoire de Nishi, cet inspecteur au regard toujours dans le vague, le visage triste. Un époux confiné dans son mutisme,
paraissant étranger à toute émotion. L'inspecteur Nishi est déjà mort, un petit peu, quelque part à l'intérieur. Et pourtant, Hana-Bi c'est avant tout l'histoire d'un homme ... qui déborde
d'amour.
Il s'agit du dernier film de Kitano que j'ai vu pour le moment, et celui ci est peut être encore plus complexe que Sonatine ou Jugatsu.
Le film peut apparaitre comme un "road movie" à la japonaise, qui inévitablement se terminera par un drame.
Noirceur et tragédie sont en effet toujours présent, la plage aussi, ainsi que pour la premiere fois des peintures réalisées par Takeshi Kitano lui même,
venant parfois entrecoupé de longs plans fixes.
Plusieurs histoires, décalées dans le temps, sont emboîtées les unes dans les autres et il vous faudra un certain temps pour les raccorder. Cette complexité de
l'histoire renvoie en fait au chaos intérieur de Nishi, un flic qui se bat pour un ultime sursaut de bohneur avec sa femme. Révolte interieure du personnage de
Kitano tout aussi poignante et saignante qu' imprévisible, car comme souvent, les gags si particulier de Beat Takeshi ne sont jamais loin.
Un mélange de pure contemplation et de bavardages étranges, de calme plat et d'explosions de violence.
Takeshi Kitano allie le feu des armes et l'explosion des sentiments tel un feu d'artifice ( signification de Hana Bi ). Quelqu'un m'a par ailleurs fait noter la
similitude de ce cinéma avec les grands films muet du 20ème siècle. En effet, l'inspecteur Nishi ne parle pas beaucoup, et son visage, traverser de tic dû à l'accident de 1994
rende le personnage encore plus impénétrable qu'auparavant, et permet donc à tout à chacun de s'adapter aux émotions du moment représentés dans le film.
Du cinéma Arte comme dirait Mojo ! Mais ça change tellement de la soupe occidentale que l'on nous sert à longueur de temps... Peut être son meilleur film "objectivement"
On passe à présent à un film totalement différent, au ton plus leger par rapport à tout ce qu'a pu faire Kitano auparavant : "L'été de Kikujiro", en
1999.
Alors que les vacances d'été débutent, un petit garçon nommé Masao, qui vit seul avec sa grand-mère, en allant chercher un cachet à la réception d'un colis, retrouve par hasard des photos
de sa mère qu'il n'a pas vue depuis longtemps. Avec l'aide d'un ancien yakuza nommé Kikujiro , Masao décide de partir en voyage pour la retrouver. Le duo improvise alors leurs moyens de
locomotion à travers le pays et rencontrent sur leur voyage un petit groupe de personnages insolites…
Takeshi Kitano met en scène une œuvre belle et touchante. L’ensemble est à la fois émouvant et plein d’humour entre des moments légers et d’autres qui se veulent plus
durs. Ces deux personnages vont ainsi apprendre à se connaître mais surtout et avant tout apprendre à s’aimer. Ces personnages, l’enfant (qui semble être l’adulte) et l’adulte (qui
semble être l’enfant) vont croiser sur leur route tout un tas d’individus plus étranges les uns que les autres qui viendront égayer ce road-movie.
Il s'agit en fait d'une magnifique ôde à l'enfance, Takeshi Kitano, livre une histoire pleine d'ambiances chaleureuse qui parvient à nous toucher au plus profond. On
n’oubliera pas la superbe musique de Joe Hisaishi et une mise en scène qui l’est tout autant, jusqu’au déchirement d’une sublime sobriété lorsque les deux compères se sépareront.
Ils retournent ainsi à leur vie respective après cette parenthèse, assurément changés parce qu’ils ont appris tout d’eux avec ce voyage introspectif au relent autobiographique
pour Kitano.
On tiens ici un film que l'on peut voir avec toute sa famille, le parcours de ce petit garçon solitaire, qui va entreprendre un voyage avec cet ancien yakuza, un peu looser, ne peut que
nous émouvoir. Sans parler des nombreuses rencontres et gags faisant souffler un réel renouveau sur la carrière cinématographique de Takeshi Kitano.
Je le recommande donc particulierement, car celui ci tranchera un peu avec les autres films beaucoup plus noir du réalisateur.
Passons à présent au film qui m'a fait découvrir l'oeuvre Kitanesque : "Brother" ou "Aniki Mon Frère" en France sorti en 2000.
Aniki Yamamoto, un yakuza de Tokyo, refuse de se soumettre au clan adverse qui a fait tuer son chef. Sa tête étant mise à prix, il quitte le Japon et part rejoindre son demi-frère
Ken aux Etats Unis.
Il arrive alors à Los Angeles, ne parlant pas un seul mot d'anglais, et découvre une société qu'il ne connaît pas. Mais il retrouve rapidement son demi-frère, qui est devenu un petit
dealer.
Lors d'une altercation entre son demi-frère et le revendeur de celui-ci, Aniki intervient et passe à tabac le revendeur. C'est ainsi que petit à petit, Aniki va former son propre clan en
appliquant les méthodes des yakuzas...
Comme je le disais plus haut, il s'agit de mon premier film de Takeshi Kitano. J'ai énormement apprecié par ailleurs, car au final malgré que le film soit tourné en grande partie
pour l'exportation aux USA ( la distribution d'acteur, dont Omar Epps ) ainsi que les scènes d'actions plus nombreuses qu'à l'acoutumé, il reste très bon.
Il faut savoir qu'Aniki Mon Frere est une co-production entre les Etats-Unis et le Japon. L’alliance Tokyo-Los Angeles fonctionne t'elle ?Il en resulte en
fait, lorsque l'ont connait les anciens films de Kitano, une saveur particulière. C’est du Kitano auquel on a droit. Il n’y a pas de doute. On y
retrouve une œuvre à la fois drôle et émouvante mais aussi l’aspect posé de la mise en scène et les longueurs présente ( bien que moins nombreuse )... Des caractéristiques propres au cinéma de
Takeshi Kitano donc. Une marque de fabrique en somme. Mais qu’est-ce qu’il semble clocher alors que le film ne pose pas de problème en soit ? Le dépaysement ? Son côté
trop américain ?
Takeshi Kitano ne semble pas s’embêter à réaliser quelque chose de nouveau. Il pioche parmi sa filmographie antérieure ( plage, jeux ) et y disperse des éléments
faisant parti de sa "mythologie". Ce sentiment c’est de se dire que fort d’une bonne réputation acquise avec les années, Takeshi Kitano s’attaquait au marché
états-uniens. L’appel du grand large, des sirènes américaines comme d’autre avant lui. Il y débarque avec son savoir-faire, sa touche. Il livre un film de Kitano sans se fouler,
un peu facile, pas toujours original. Le problême c'est qu'il manque peut être ce petit quelque chose d'âme que possédait ses films japonais. Il n’y a pas la poésie qui
régnait dans certaines ( la plusparts ) de ses oeuvres, on ne sent pas d’osmose entre les acteurs ( entre japonais et américain notamment ) même si le contact entre Kitano et
Epps ait plutôt l'air de bien fonctionner. Il est également très plaisant de revoir Susumu Terajima, Ren Osugi ou encore Ryo
Ishibashi aux côtés de Takeshi. Il ne faut pas oublier non plus encore une fois la présence du génial Joe Hisaishi à la composition...
Pour résumer, il s'agirait du film de Kitano que je recommanderais de voir en premier, tout simplement parce qu'il est le plus facile d'approche pour un public occidental. Il
vous poussera sans aucun doute possible à approfondir vos recherches dans la filmographie de Takeshi Kitano. Pour ma part, connaissant à présent plusieurs facettes de
celle ci, "Aniki Mon Frère" reste un excellent film du genre, plus grand public voila tout.
Dolls, datant de 2002 est le dixième film réalisé par Kitano :
i, il compte bien le lui prouver.
Le synopsis :
Trois histoires d'amour, trois tragédies. Sous la pression sociale, Matsumoto est obligé d'abandonner Sawako. Inconsolable, la jeune femme tente de se suicider. Elle échappe de justesse à
la mort mais tombe dans un état hypnotique. Matsumoto laisse tout, famille, future femme, pour sauver la femme qu'il aime. Les voilà, en amants errants, liés l'un à l'autre avec une corde
indestructible. Hiro est un chef yakusa seul et vieux. Il y a trente ans, il a privilégié ses ambitions plutôt que sa petite amie. Aujourd'hui, il revient à l'endroit de leur rendez-vous.
Haruna, une pop-star, reste prostrée après un accident de la route. Un de ses plus grands fans, Nukui, a décidé de lui prouver son amour.
Dolls est probablement le film de Kitano auquel j'ai le plus de mal à accrocher. Certains lui trouve un côté féminin prononcé, c'est une remarque très juste qui semble être une
explication à cela. Les trois histoires sont pourtant belle, triste et lourde de sens mais toute tourne autour d'un thême unique : l'amour, sous fond de thêatre de marionette japonaise
"Bunraku".
J'ai cependant beaucoup apprécié certains plans, images, costumes et encore une fois une ambiance très planante qui me donne envie de le revoir à l'occasion.
Ce n'est pas un film à proprement parlé mais un assemblage de trois histoires de type poétique, un long métrage qui reste interressant à voir, je vous propose d'ailleurs de voir cette
chronique d'une personne l'ayant beaucoup apprécié :
Zatoichi datant de 2003 est le premier chambara (film de sabre) de Takeshi Kitano :
Histoire :
Au Japon, au XIXe siècle, Zatôichi est un voyageur aveugle gagnant sa vie comme joueur professionnel et masseur. Mais derrière son humble apparence, il est un redoutable combattant, rapide
comme l'éclair et dont les coups s'avèrent d'une stupéfiante précision. Alors qu'il traverse la montagne, il découvre une petite ville entièrement sous la coupe d'un gang. Son chef, Ginzo, se débarasse de tous ceux qui osent se dresser sur son chemin, d'autant
plus efficacement qu'il a engagé un redoutable samouraï ronin, Hattori.
Dans un tripot, Zatôichi rencontre deux geishas, aussi dangereuses que belles. Okinu et sa soeur Osei vont de ville en ville à la recherche du meurtrier de leurs parents. Elles possèdent pour
seul indice un nom mystérieux : Kuchinawa. Dès que les hommes de main de Ginzo croisent Zatôichi, l'affrontement est inévitable et sa légendaire canne-épée rentre en action.
Peu habitué au film de sabre, c'est avec une certaine appréhension que j'ai regardé ce premier film de genre par Kitano. Il faut savoir que Zatoichi est au
Japon une institution, un personnage ultra connu sur lequel de nombreux films ont déja été réalisés. Ce fut donc un défi de taille qu'a relevé Kitano en
donnant un nouveau souffle à ce héros du cinéma japonais.
Le Zatoichi nouveau arbore des cheveux blonds peroxydés, et joue avec les conventions du film de genre, flirtant entre ironie et serieux, violence et humour. Impossible
d’anticiper l’action: un affrontement au sabre devancera un gag visuel habilement préparé, un numéro de claquettes succédera à un récit très dramatisé. Certains personnages en
subissent les conséquences et disparaissent longuement de l’écran au profit de sous intrigues gonflées pour être ensuite abandonnées. Mais au final, tout ceci n’a guère d’importance.
On est emporté par la fièvre créatrice de Kitano, conquis par sa décontraction apparente et son souci de plaire. Pour la première fois, Kitano se permet
d’ajouter des effets numériques pour minimiser l’effet de la violence, celui ci n'est pas toujours du meilleur effet mais pour les habitués d'anime jap, ce ne sera pas trop gênant.
Zatoichi ne se prend jamais au sérieux ni au premier degré, il s’apprécie comme un film de sabre rempli d’idées de mise en scène ou de situations.
Malgré l'univers totalement nouveau de ce long métrage de Kitano, on ressent toujours sa griffe unique à la réalisation : mélancolie , humour et scene violente toujours aussi
tranchante. . L’intrigue s’inspire selon les dires de Takeshi Kitano de Yojimbo ( par Akira Kurosawa, le plus grand des réalisateurs
japonais ), par railleurs déjà adapté par Sergio Leone dans Pour une poignée de dollars. La magnifique scène de combat sous la pluie rappelle
d'ailleurs celle des Sept Samouraïs, que j'ai beaucoup aimé. Il a créé une œuvre particulierement fraiche, enthousiaste, dont l’énergie culmine dans la scene finale
, surprenante d’optimisme et de joie de vivre, chose rare dans les films de Takeshi.
Un film hors norme, que je conseille à tout amateur de Kitano, car il tranche ( si j'ose dire ) avec tout ce qu'il a pu faire auparavant, un renouveau à la hauteur de ce qu'a pu faire
Sergio Leone avec le style des westerns spaghettis.
Achille et la Tortue, sorti en 2009 :
Fils unique d’un riche collectionneur d’art, Machisu révèle un talent précoce pour la peinture.
Encouragé par ses proches, il peint en toutes circonstances. Mais le malheur met un terme
à la vie privilégiée de l’enfant. Quelques années plus tard, le jeune homme pauvre et solitaire parvient à intégrer une école d’art. Il essuie les critiques sévères d’un marchand d’art mais le
soutien indéfectible de Sachiko, une jeune employée qu’il épouse, l’encourage à persister dans sa voie. Arrivé à 50 ans, Machisu n’a toujours pas vendu une toile. Il reste néanmoins dévoué à son
art. Avide de reconnaissance, Machisu, tel Achille, arrivera-t-il à dépasser la tortue ?
Il y a clairement deux époques dans la cinématographie de Takeshi Kitano : la première partie ( de 1989 à 2000 ) et la periode couvrant ces dix dernieres années. Je dois avouer
que je prefere la premiere, mais ce film, encore une fois différent de ses travaux anterieurs fait partis des meilleurs du cinéaste. Beat Takeshi apparait uniquement dans le
dernier tiers du récit dans la peau d’un peintre à la limite de l'autisme. A partir de là, il est confronté aux critiques sur son travail. Avant, on l'aura vu enfant et adolescent construire
les prémisses de son œuvre, avançant au rythme d’une tortue, tout en restant imperméable aux tragédies familliales et autres l'entourant. Kitano adhère à cette vision de l'Art. Selon
lui, on ne peut ressentir le plaisir de vivre si l'on ne pense pas simultanément que la mort est toujours présente.
Au final, Machisu ou "Achille" ne trouvera jamais son style se contentant de plagier de grands auteurs , mais les efforts qu'il fera, les sacrifices ( de sa vie
familiale notamment ) et son obnubilation pour l'Art dans sa forme la plus pure rende ce film incroyablement beau. Mêlant les deux facettes du personnages ( passion pour la peinture et
pour le cinéma ), le long metrage s'avere indispensable si l'ont souhaite connaitre les deux facettes de Kitano lui même .
De beau moments, parfois drôle, souvent émouvant et à total contre courrant de ses précedents films en font un indispensable pour tout ceux qui veulent découvrir un Kitano autre
que flic ou yakuza.
Son dernier film en date à present, Outrage, sorti en 2010 :
Synopsis :Dans une lutte impitoyable pour le pouvoir, plusieurs clans yakuza se disputent la bienveillance du Parrain. Les caïds montent dans l'organisation
à coups de complots et de fausses allégeances. Otomo, yakuza de longue date, a vu évoluer ses pairs : des tatouages élaborés et des phalanges sectionnées, ils sont passés à la haute finance.
Leur combat pour arriver au sommet, ou du moins pour survivre, est sans fin dans un monde corrompu où règnent trahison et vengeance. Un monde où les héros n'existent pas...
Ma critique sera très courte pour ce film car je n'ai eu qu'une seule occasion de le voir. C'était dans un petit cinéma de quartier il y a un mois de cela avec mes collègues R
Geek et Mojo, que j'ai harcelé afin de faire une centaine de bornes allez retour pour pouvoir assister à la diffusion du film dans une salle ou nous étions... quatre !
Les critiques n'ont pas beaucoup apprécié ce film et pourtant... Celui ci marque le retour de Kitano dans le genre cinématographique qui l'a fait connaitre : le Yakuza Eiga.
On y retrouve tout les recettes du genre, scenes violentes choc, charisme des personnages, reglement de compte et humour propre aux films de Kitano. Ce qui n'a peut être pas
plu à beaucoup de critique est l'absence de toute poésie et la violence crue... Ils n'ont peut être pas saisi le second degrés pourtant perceptible, avec des Yakuzas dont le sens de l'honneur
et les traditions s'émiettent de plus en plus avec le temps qui passe, ce qui les rend d'autant plus ridicule sous certains aspects.
Pour tout les autres, on tient la un excellent film de Yakuza, sans prise de tête, avec un Beat Takeshi plus convaincant que jamais en vieux parrain de la mafia japonaise, seul avec son
honneur face à un univers en totalement changement, ou les regles d'antant ne valent plus. Peut être mon film favori de la periode post 2000 de Kitano avec "Achille" dans un autre
registre.
Cloturons à présent car nous sommes tout de même sur un blog tenu par des geeks par une petite anecdote rigolote concernant Takeshi Kitano et les jeux vidéos :
Quelques exemples de chose à faire pour terminer le jeu :
-Un karaoké d'une heure ( la Famicom possédait en effet un micro )
- Appuyer sur le bouton "Select" pendant quatre heures pour faire sécher une carte.
- Ne pas toucher la manette pendant une heure tout en laissant l'écran allumé.
- Finir une phase de shoot them up horizontal ou le vaisseau peut descendre mais pas remonter... Sachant que pour tuer le boss final il faut lui envoyer 20 000 tirs.
- Répéter des actions plusieurs dizaines de fois.
Un sadique ce Takeshi on vous dit ! Petit citation pour finir :
J’ai créé un jeu vidéo il y a des années de cela. C’est le pire de toute l’histoire du jeu vidéo. Un jeu terrible ! Les parents qui l’ont acheté en croyant faire plaisir à leurs bambins l’ont
vite regretté. Devant leur console, les enfants étaient terrorisés. Ils ne bougeaient plus. Ils étaient totalement abrutis par ce jeu débile. Des mères ont appelé le fabricant. Leurs enfants
pleuraient. Tant mieux, non ? Au Japon, les enfants sont trop gâtés. Un peu de torture ne leur fait pas de mal. »
Ahahah ! Sacré Takeshi, mais on lui pardonnera. Car en effet il faut avouer que de tels artistes, aussi complet ( et complexe ) ne sont pas légion. Il a su créer un style unique, tant au
point de vue de la réalisation de film que de son jeu d'acteur. La marque des Grands...
Bonus musical pour terminer ce dossier avec deux sublimes compositions de Joe Hisaishi :
je vais vous proposer un report du Tamashii Nation 2010 qui c'est déroulé du 1er au 3 octobre , ce salon traite des nouveautés de figurine tel que One piece , Saint Seiya etc ..
Mais je vais développer le sujet Saint Saiya et vous présenter l'actualité Myth Cloth :
En premier lieu :
Hors tamashii nation !
La myth cloth du Dragon premiere version, sorti courant du mois de novembre une boucherie annoncer !!:
La myth du phénix V4 devrait arriver fin décembre quelques visuels top top :
Maintenant des images , news du Tamashii Nation:
La premiere version du sagittaire vu dans « le tournoi galactique » :
Pour la date sortie en 2011 plus de précision plus tard …
Appendix du Sagittaire Aioros :
Sortie prévu janvier 2011 .
Myth cloth du phénix V1 premier visuel :
Pas de date de sortie pour le moment …
Myth cloth des black saint (les méchants tout de noir vêtu dans l'anime / manga ):
Mise en valeur par des décors assez sympa .
Et pour finir une Myth cloth …
La Myth cloth D'hadès l'empereur des enfers juste une tuerie ^^ :
Sortie pour mars 2011 :)
Voilà , je croit avoir fais le tour concernant l'actualité de nos chère (très chères ) figurine .
Comme vous avez pu le constater, nous n'avions pas encore posté le planning des futurs articles du mois, voici donc pour la peine notre programme prévu jusqu'au mois de décembre
:
- Une review de la Tamashii Nation 2010 par le spécialiste en Myth Cloth R Geek
- Un dossier sur la filmographie et la personnalité du grand artiste Japonais Takeshi Kitano par NeoJin
- Un test de Punch Out !! sur Wii par NeoJin
- Un test d'un jeu PC ensuite, une fois n'est pas coutûme : Plante VS Zombie par le spécialiste du genre : Mojo
- Test du tout nouveau Castlevania Lords Of Shadow par son grand fan NeoJin qui renoue enfin avec la grande tradition de la saga
- Un avis sur un des plus grands jeux de baston de tout les temps sur Neo Geo : Samurai Shodown 2
- Un dossier sur l'excellent dernier opus de la saga Metal Gear Solid sur PSP : Peace Walker par R Geek et
NeoJin
- Dossier également, sur un des derniers coup de coeur manga de NeoJin : Hajime No Ippo
Et on terminera par un test de Stalker sur PC par le collègue Mojo.
En esperant que ce programme saura vous tenir en haleine durant ces deux mois, on vous donne rendez vous très bientôt sur le blog des Triple Nerdz !
Petite vidéo de notre recherche du nouveau Castlevania :
Comme beaucoup de personnes ayant apprécié le premier épisode, j’attendais beaucoup de cette suite et les nombreuses bandes annonces distillés au fil du développement m’avaient donné bon espoir.
Voyons donc ce qu’il en est réellement (attention ça va spoiler un peu).
Les premières scènes du jeu montre l’arriver en Amérique de la famille Scaletta (sicilienne évidemment) dont vous incarner le fils Vito. La suite de l’histoire est sans surprise et rappelle les
grands films du genre (en particulier le parrain que Neojin voulait absolument que je vois).
Le jeu a le mérite de se dérouler dans des environnements et des situations assez variés comme en Europe pendant la seconde guerre mondiale ou en prison et évidemment dans Empire Bay, ville
fictive mais qui n’est pas sans rappeler New York. Comme dans le premier Mafia l’ambiance est excellente et la ville est très vivante. Les citoyens sont bavards et certaines de leurs conversation
sont assez drôle et dans le ton de l’époque. Les musiques contribuent également à rendre le jeu agréable à écouter. Sur PC Le jeu est très beau sans demander une configuration de folie et la
physique du jeu est exemplaire. Sur console, d’après ce que j’ai compris, la physique est moins bonne et les graphismes assez moyens. Ce qui est ironique puisque le premier avait été également
moins bien accueilli sur console que sur pc à cause d’une adaptation de très mauvaise qualité.
Le problème du jeu se situe principalement au niveau du gameplay qui semble assez bancale car beaucoup trop simplifier. Le jeu emprunte des éléments à GTA4 comme la possibilité de changer de
vêtements ou encore de manger des hot dogs. La police qui était très sévère dans le premier Mafia est à présent très laxiste et ne sanctionne presque plus les infractions ce qui renforce
l’impression d’être d’être dans un gta. Pourtant vous n’êtes pas du tout libre comme dans un GTA, impossible de choisir une mission. A partir du moment où le jeu démarre vous êtes dirigé par le
jeu et l’impression de n’avoir jamais le temps de faire les à cotés du jeu est assez frustrant. La conduite des voitures est assez réaliste et plus agréable que dans mafia premier du nom (on a
d’ailleurs l’occasion de rouler sur la neige et c’est assez drôle). C’est le seul élément de gameplay qui tend vers plus de réalisme tandis que vous pouvez porter autant d’armes que vous voulez
sans limite de poids ou bien semer la police en changeant de chaussettes…
Le jeu semble a été trop simplifié mais reste agréable à jouer notamment grâce à une bonne mise en scène. Ce que je reproche au jeu c’est aussi d’être trop court. Le téléchargement d’un patch sur
pc (non officiel donc pas dispo sur console) permet d’ajouter au jeu un mode free ride qui permet de se balader librement en ville et c’est quand j’ai testé ce mode que j’ai compris pourquoi le
jeu est si dirigiste. Il n’y a presque rien à faire en ville quand on n’est pas en mission. Vous pouvez braquer les vendeurs, vendre des voitures, modifier vos caisses dans des garages et c’est à
peu près tout. L’interet de ce mod est surtout de pouvoir rouler avec différentes voitures.
Au final on se retrouve avec un jeu bien joli avec une excellente ambiance et une bande son au top alors qu’il souffre d’un gameplay bancale et incomplet. L’histoire surprend en de rares
occasions mais on n’atteint pas les sommets du premier épisode. C’est un bon jeu mais pas indispensable contrairement au premier que je recommande vivement (sur PC bien entendu). Et pour conclure
une petite vidéo d’un fusillade dans un resto chinois.