Assassin's Creed

Publié le par NeoJin



Aujourd'hui, un article sur l'un des hits next gen de ces dernieres années, Assassin's Creed sorti en 2007.

Le jeu nous entraîne en Terre Sainte à la fin du XIIème siècle lors d'une croisade, "la croisade des Rois". L'époque et l'atmosphère est donc brûlante dans ces régions déchirées par la guerre et les manigances politiques ( ça n'a pas beaucoup changé depuis malheureusement... Altair, le héros du jeu, évolue ainsi dans ce contexte très délicat en tant que membre de la confrérie des assassins. Arrogant , sûr de lui, ses actes vont vite avoir des conséquences dramatiques en mettant en grand danger son clan. Il devra donc se racheter en prouvant son entière dévotion à la confrérie et se voit en attendant déchu de son rang et contraint d'obéir sans mot dire aux moindres désirs de son maître. Le voici donc parti entre Damas, Acre et Jérusalem, une liste noire contenant neuf noms en sa possession : ses neuf futures victimes...

Héros déchu, periode trouble, personnages ambigus, que l'ont doit tuer uniquement car l'ont nous en donne l'odre... Ubisoft Montréal n'a pas lésiné sur les moyens scénaristiques pour mettre sur pied une trame complexe pour son titre. Plongé dans ce lointain passé sous les traits d'Altair, on se sent vite un peu perdu au milieu de ces tensions politiques entre Templiers, Sarrasins et Anglais, avec en plus la sensation tenace de n'être qu'un vulgaire pion sur un échiquier qui nous dépasse totalement. Le jeu  développera tout cela tout au long de l'aventure lors de nombreuses cinématiques offrant aussi bien des discussions avec des membres de votre confrérie, des conversations épiées au détour d'une promenade dans les villes ou, plus original, en dialoguant directement avec vos victimes avant qu'elles ne rendent leur dernier souffle. Généralement, le jeu nous laisse le contrôle de la caméra ou d'Altair pendant ces moments, histoire qu'ils conservent un semblant de dynamisme et pour nous occuper un peu également, mais il n'empêche que cette tendance au blabla intensif pourra agacer les impatients, d'autant que le jeu ne permet pas de les zapper.
Premier défaut, a noter, les dévoilement bien trop précoce de l'intrigue principale du jeu...
L'aventure d'Altair est donc rythmée par les différents assassinats ordonnés par le maître de la confrérie. Après avoir reçu ses ordres, on part de la citadelle des assassins surplombant le petit village de Masyaf et se rend au choix à Damas, Acre ou Jérusalem pour exécuter sa mission...Et de sa proie par la même occasion. Mais avant de parcourir les ruelles bondées de ces grandes villes, Altair devra traverser le Royaume à cheval. En effet, le jeu propose un vaste monde à explorer au-delà des fortifications des cités où se déroulent les missions. Malheureusement, même si ces passages permettent de donner une véritable cohérence et consistance à l'univers du jeu, on ne peut que regretter le vide régnant dans la regions. En effet, en dehors de quelques secrets à découvrir, quelques gardes qui ne manqueront pas de vouloir votre peau dès que vous galoperez trop vite et quelques tours à escalader pour observer les environs, le Royaume ne propose rien de concret pour nous occuper en dehors des missions. Pas même un villageois à sauver, un méchant à empaler, bien que les combats sont légions si l'ont est pas assez discret... Les balades à cheval sont néanmoins sympathique et permettent de faire un peu de tourisme entre deux assassinats, histoire de nous occuper le reste du temps donc...


A peine arrivé au pied des fortifications de la cité où vous attend vos futures victimes, les choses changent et deviennent sérieuses. En ces temps de guerre, les gardes sont, en effet, très nombreux et sur le pied de guerre. Ils vous auront donc toujours à l'oeil, prêts à se jeter sur vous au moindre geste louche. L'exploration des villes vous imposera donc la discrétion soit en vous fondant dans la masse, soit en traversant avec souplesse et agilité les toits des villes et villages. La maniabilité d'Assassin's Creed a ainsi été pensée en fonction de ces deux capacitées et les actions possibles se partagent entre mode Passif et mode Actif. Le premier est celui par défaut : Altair marchera normalement et pourra pousser doucement les personnes croisées pour éviter les bousculades rarement discrètes et se noyer ainsi dans la foule. Si les gardes se montrent malgré tout trop pressants, un coup sur croix et il baissera alors la tête en joignant les mains pour jouer au simple moine ou pelerin.
Mais c'est évidemment le mode Actif qui retiendra l'attention des amateurs d'acrobaties. En effet, il suffit de presser la gâchette left pour qu'Altair se sente soudain pousser des ailes. Il se mettra à sprinter et sera surtout capable de grimper sur les murs, faire des bonds magnifique et profiter de la moindre cavité d'une surface pour l'escalader sans difficulté. Pas la peine de presser je ne sais combien de boutons ou de faire des enchainements pour reussir à évaluer les distances, ici tout est simple et intuitif, souple. Voir Altair évoluer dans le jeu est un vrai plaisir. On apprend très vite à maitriser ses capacités hors du commun et à repérer tous les éléments du décor qui l'aideront dans ses casacades. Grâce à une maniabilité bien calibrée et aux très bon designs des niveaux, on prend son pied en parcourant les villes du jeu.
Assassin avant tout, son objectif premier est de faire couler le sang,  plutôt mal vue par les autorités, son activité lui causera très souvent des soucis et jouer des coudes sera indispensable pour espérer distancer ses poursuivants et pouvoir à nouveau prétendre à l'anonymat. L'IA des gardes est assez sensible et il ne faudra parfois pas plus d'un regard de travers ou d'une bousculade un peu brutale pour que ceux-ci réalisent que sous votre capuche blanche de moine se cache un criminel. Ils s'empresseront alors de donner l'alarme et de rameuter si possible quelques gardes aux alentours pour vous encercler. Fuir sera souvent la solution pour éviter les ennuis. 
Le jeu propose quatre moyens imparables de disparaître : sauter dans un tas de foin, vous assoir discrètement sur un banc, vous dissimuler derrière de longs draps ou vous mêler à un groupe d'érudits en train de méditer. Après quelques secondes dans ces cachettes, les gardes lâcheront l'affaire et retourneront à leurs occupations. Voilà qui est donc bien pratique et qui servira très souvent, mais il faudra par contre veiller auparavant à être hors de vue, d'où les cascades et courses effrénées pour que les soldats arrêtent de vous coller au train. Car ne croyez pas qu'ils se contenteront de vous regarder grimper sur un mur et de vous laisser filer par les toits ! Agiles et téméraires eux aussi, ils tenteront toujours de vous suivre dans les moindres recoins des cités. Et si comme moi, vous etes un bourrin, pas de problêmes , les combats sont egalement possible et relativement impressionant !

 On retrouvent des joutes volumineuses avec un tas d'ennemis encerclant notre brave Altair, même si la tendance à la confusion laisse ici place à un ballet sanglant particulièrement bien chorégraphié. Epée en main, Altair ne perd rien de son agilité et exécutera ses assaillants avec une classe peu commune ( à part Kratos bien évidemment !). Notre assassin pare donc la plupart des coups très facilement et attaque plus ou moins fort selon le temps appuyé sur le bouton d'attaque. Mais la clé de la victoire réside dans votre capacité à esquiver et contre-attaquer votre ennemi avec le bon timing. En cas de réussite, Altair se fera un plaisir d'achever sa victime lors de mouvements classieux. Certains regretteront sans doute le caractère trop chorégraphié de ces combats potentiellement plus spectaculaires à voir qu'à jouer. Le système d'attaque/contre-attaque, qui apparaît au départ bien simple, sait se complexifier au fil de l'aventure, avec, par exemple, des ennemis qui briseront plus facilement votre garde et qui n'hésiteront pas à faire des feintes pour divertir votre attention tandis qu'un de leurs collègues vous attaquera par derrière. Bref, s'il sait se montrer intuitif, ce système demandera pas mal de maîtrise, notamment dans les derniers combats du jeu qui ne vous feront pas de cadeau.
Passons à present au principe même du jeu, l'assassinat. Dans un premier temps, il faudra donc se rendre dans le bureau des assassins local pour être briefé sur notre future victime. Ensuite, on escaladera certains points élevés de la ville pour observer les environs et dévoiler alors les missions secondaires, la position des cachettes, etc. Le jeu propose, en effet, une carte relativement détaillée qui restera floue tant que vous n'aurez pas fait un peu de grimpette. Non content d'exécuter cette gymnastique pour atteindre le haut d'un clocher, d'un minaret ou d'une tour de garde, vous profiterez en plus d'une séquence de toute beauté avec un Altair plus poseur que jamais, dominant la ville dévoilée lors d'une sublime prise de vue aérienne.
Mais après ces réjouissances touristiques, il sera temps de mener l'enquête pour glaner le maximum d'informations et préparer au mieux votre opération. Voler quelques documents capital en jouant les pickpockets (on se croirait dans nos métros !), suivre un type jusqu'à une ruelle sombre avant de le rosser copieusement pour qu'il lâche de précieuses infos ou encore exécuter discrètement et en temps limité deux ou trois cibles pour le compte d'un complice assassin... Toutes les manières sont bonnes pour trouver le meilleur moyen d'atteindre votre cible. Dommage, en revanche, que le jeu ne varie pas plus les situations de recherche qui ont tendance à se répéter d'une mission à l'autre. Ce qui est un des gros points faible du jeu justement, son extrême répétitivité. Pour l'assassinat en tant que tel, l'idéal sera de faire montre de discrétion jusqu'au bout en usant de vos talents du mieux possible, mais les pressés comme moi pourront toujours foncer dans le temps, ce qui donnera lieu à des combats épiques.
Misant sur la liberté d'action, Assassin's Creed ce type de comportement bourrin ne sera quasiment jamais synonyme de game over. Quoi qu'il en soit, malgré toutes les précautions des joueurs les plus pointilleux, un assassinat réussi aura toujours pour conséquence de mettre l'ensemble des gardes de la ville en émoi. Il faudra donc prendre ses jambes à son coup et disparaître au plus vite pour éviter de mal finir. Là encore, la fuite pourra avoir été réfléchie et préparée ou plus improvisée en comptant sur les talents d'Altair pour se sortir de cette situation délicate. Une fois de retour au Bureau des assassins avec une preuve de votre forfait, la mission sera terminée. Il sera temps de rentrer à Masyaf.

Avec ses trois grandes villes, son Royaume, ses neufs assassinats principaux et ses nombreux objectifs secondaires, Assassin's Creed devra vous retenir un petit bout de temps.
Il est donc l'un des indispensables des consoles next gen, malgré son côté répétitif et sa fin plus que douteuse ( normal vous me direz, on attend le second épisode qui s'annonce excellent ).

Publié dans Jeux console

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