Shadow Of The Colossus

Publié le par NeoJin



Un article aujourd'hui sur l'un des jeux récents m'ayant le plus marqué, après la série des God Of War que j'avais également zappé à l'époque de mon break vidéoludique, l'ont me parlait souvent de ce jeu, Shadow Of The Colossus, de son superbe concept, de son ambiance etc. Un épisode de la série NerdZ m'a definitivement décidé à l'acheter quand l'occasion se présenterait... Et c'est ce que j'ai fait !
Le jeu a été réalisté par l'équipe Team Ico, déja responsable du jeu du même nom, avec à sa tête Fumito Ueda.
Le jeu sortira sur Playstation 2 début 2006 en Europe, près de 6 mois après sa sortie Japonaise.

Comment ai je pu passer à côté d'une telle oeuvre, tel est la question que je me suis posé en terminant Shadow Of The Colossus. Celui ci a en effet vu l'avènement d'un game design éclairé, une sorte de quête de l'essentiel, du rêve,  quand d'autres titres rivalisent d'ajouts superflus pour marquer leur différence ? Si le débat entre art et jeu vidéo à longtemps été un sujet compliqué, on ne peut plus douter que dans le monde des jeux videos, il y a quelques perles qui valent bien des oeuvres de grands maitres : Shadow Of The Colossus est porté par une vision cohérente, animé d'une créativité qui tranche avec l'ordinaire du monde vidéoludique. C'est presque du jamais vu. Certains pourrais parler de minimalisme, ou de gampelay épuré pour mieux laisser l'imaginaire du joueur vagabonder, ce qui manquait d'ailleurs tant aux jeux videos de ces dernieres années. Mais Shadow Of The Colossus, c'est surtout une mécanique bien huilé, d'une limpidité exceptionnelle, le tout exposée en à peine un quart d'heure : une belle princesse endormie sur un autel au milieu de nulle part, des colosses majestueux à abattre dans l'espoir de la réveiller, et un étalon noir comme seul compagnon de voyage. Il n'y a pas de découpage de niveaux au sens habituel du terme, mais l'enchaînement est immuable. Localiser le colosse en suivant le rayon de lumière réfléchi par l'épée, imaginer une technique d'approche pour s'agripper à la bête, et planter l'épée magique dans ses points faibles, en évitant la chute lorsque la créature se débat. En guise d'interface, un cercle rose à l'écran se rétrécit pour indiquer le niveau d'endurance du héros. Si elle se vide, le héros lâche prise. Une fois le colosse abattu, retour au sanctuaire, nouvel indice des mystérieuses voix célestes, et nouveau colosse à terrasser.


Dans un tout autre contexte, on aurait déjà parlé de jeu répétitif voire creux. C'est impensable dans le cas de cette oeuvre. Pour deux raisons principales : une cohérence artistique qui tient du petit miracle, et le concept même des colosses. Deux atouts qui réunis transcendent en fait une simple succession de boss en épopée mémorable. La encore, Shadow Of The Colossus marque sa différence en proposant un monde très vaste, lui-même constitué de microcosmes assez bouleversants dans ses détails. C'est comme si chaque endroit avait été soigneusement réfléchi. Dans les sous-bois, chaque arbre paraît minutieusement planté, ne laissant filtrer que de minces filets de lumière, comme si la nature avait fait son oeuvre, sans l'aide de l'homme. Rarement j'aurai joué a un jeu si poignant dans ses longs moment de silence, ou l'on a tout le temps de penser... Des entrées cachées qui ouvrent sur des micro-mondes à l'ampleur insoupçonnée, des temples pour on ne sait quels dieux, des sous bois bordés de petites rivieres... ces instants d'errance sont magiques... La distance d'affichage impressionne particulièrement, mais elle est plutôt rationnelle, dans la mesure où aucun ennemi ne viendra compromettre votre progression jusqu'aux colosses, on ne croise que par ci par la quelques lézards. La perspective, souvent écrasante, va même jusqu'à reléguer notre héros et sa monture à un bord de l'écran, procurant une sensation de gigantisme étonnante , forcément démesurés, face aux colosses. La Playstation 2 crache ici tout ce qui lui restait dans le ventre d'un point de vue graphique. Même si les limites de celles ci se ressentent à certains moments du jeu, manque de fluidité dans certains combats , angles de caméra sont tout aussi piégeux. Suffisamment parfois pour empêcher la progression, qui se voudrait naturelle, d'un bras de colosse à son torse velu par exemple. A l'heure des consoles next gen, nombreux sont les joueurs qui risquent de se priver d'un tel chef-d'oeuvre pour de simples considérations techniques et graphiques. Mais pour le vrai gamer, le problème le plus serieux concerne peut-être ces imprécisions de jouabilité qui rendent les déplacements et les sauts hasardeux... Mais malgré tout ça, il faut avouer que l'équipe de Team Ico s'en est très bien sorti, et que ces quelques petits défauts n'entachent en rien l'oeuvre globale de Fumito Ueda.



Si le jeu rivalise de moments de bravoure, une simple scène suffirait pratiquement à exprimer la puissance émotionnelle de Shadow Of The Colossus. Quand, après avoir escaladé une montagne à mains nues, le joueur découvre hébété le premier colosse, qui marche sans même l'apercevoir, sans même se retourner. On aimerait le suivre, mais un réflexe conditionné, nous commandent de bander notre arc. La flèche atteint la cible. Un moment passe, puis le colosse se retourne et sa jauge de vie apparaît. Il sait que quelqu'un en veut à sa "vie". La musique, sublime commence, pour un premier duel titanesque, qui voit un minuscule garçon planter flêche sur flêche jusqu'à l'estocade, tandis que le colosse se débat pour échapper à un destin plus triste encore que l'errance éternelle sur ces terres vides. Magistral en un mot. Car malgré leurs nombreuses apparences : monstre marin, ver des sables, aigle royal, les colosses dévisagent d'abord toujours le joueur d'un même regard éclatant, deux yeux turquoises, reflets d'une âme qui semble jaillir de leurs corps si sombre.
Le simple fait de pouvoir agripper le dos d'un colosse, de se laisser emporter avec lui , cramponné à sa fourrure, change la donne par rapport à d'autres jeux, ici l'ont ne fait qu'un avec son adversaire durant le combat. Lâcher prise, c'est mourir ou au mieux se retrouver meurtri, sous la menace d'un dernier assaut qui lui sera fatal. En jonglant constamment avec R1 pour garder son emprise, ou au contraire lâcher le colosse le temps de reprendre des forces, le joueur a vraiment la sensation de faire corps avec le colosse. Les rodéos vertigineux, sur des créatures qui, imaginées comme des petits donjons, n'hésitent pas à multiplier les imprevus pour nous surprendre.


La musique du jeu quand à elle est sublime egalement, du début à la fin, elle vous accompagnent dans les moindres moments, et sait transmettre au joueur de reeles émotions. Le jeu ne serait pas le même non plus sans la présence du sublime cheval Agro, votre seul compagnon durant cette aventure. Aprrivoiser Agro est une question de patience, car il est capricieux, et ses changements de direction sont souvent surprenant. Il faut comprendre par la que la maniabilité n'est pas toujours pré règlé une fois en selle, au point de faire passer la jument Epona dans Zelda, pour un simple véhicule automatique. Le héros peut certes piquer les côtés de son cheval pour passer au galop, mais les mouvements sont soumis à des petits moments d'inerties pas toujours agreable en gérer, en plein combat surtout. Cela dit, si le contrôle du cheval paraît un peu trop pointilleux, il se révèle assez approprié quand il s'agit de combattre un colosse. Parce qu'en dissociant galop et direction, le joueur peut viser les monstres avec une certaine aisance. Le combat contre le ver des sables illustre parfaitement la situation : grâce au bouton L1, qui garde la caméra sur le colosse, le joueur peut ajuster le ver qui le poursuit, tout en maintenant la vitesse adéquate du galop, sans trop se soucier de la direction. Dit comme ça, on peut imaginer ressortir des combats avec les doigts en flammes, mais une fois dans le jeu, tout s'enchaîne très naturellement.

Refusant le conformisme habituel, le jeu parvient à s'extraire d'un carcan souvent monomaniaque, celui du jeu d'aventure, en s'épargnant villages, ennemis, dialogues, inventaires, pouvoirs magiques bref, tout ce qui risquerait d'interrompre l'enchantement. Néanmoins, certains joueurs pourraient se plaindre du fait que par rapport à leurs apparances, les colosses ne sont au final pas si difficile que ça a battre, une fois que l'ont connait leurs points faibles
A l'exception de deux ou trois d'entre eux, on meurt rarement dans Shadow Of The Colossus. Normal, puisque le héros se régénère tout seul très rapidement, simplement en se mettant accroupi. Quant aux colosses, leurs assauts sont généralement tellement prévisibles que la seule difficulté revient à trouver le moyen de les approcher et de gérer comme il faut la force de ces bras, pour ne pas tomber à terre en plein combat, après une ascension souvent mouvementé sur le colosse.
Le jeu est certe très court ( 8 heures de jeu pour ma part ), mais si comme moi, vous avez envie de rêver, de laissez de la place à votre imagination, de ressentir de belles émotions ( du début à la fin ici pratiquement ), ou tout simplement de vivre une experience videoludique unique, ce jeu vous est totalement indispensable.


Publié dans Jeux console

Commenter cet article

lé-up 23/06/2009 17:58

j'ai oublier de dir aussis: j'ai pris american beauty mais ma banniere est , bizar . aller voir vous meme en cliquant sur lé-up( oui enfin sa vous savez deja je vous prend pas pour des cons tout de meme)si jamais vous savez comment resoudre mon prob (un de vous trois)pourriez vous me dir comment fair?

lé-up 23/06/2009 17:54

merci beaucoup je vai essayer =D

lé-up 22/06/2009 18:26

salut! alors voila j'aime bien ton blog ( meritrait d'etre plus connu )et je voulais te poser une question: comment tu fait pour que le fond de ton bloug reste stable et quelle theme predefinis tu as choisi ?

triple-nerdz 23/06/2009 11:45


Salut! nous somme 3 à tenir se blog, sait assez dur à explique,il faut que tu fixe ton background dans la feuille de style css tu devrais avoir un truc du stille :body {margin:0px; padding:0px;
background:fixed .le fixed est a rajouter avant url et ladresse de ton image de fond sinon je te donne quelques liens qui nous on bien aider pour crée le blog :http://aide-blog.over-blog.com/ ,
http://www.over-blog.com/com-1000853333/Aide.html .voila
sinon pour le style c'est American Beauty.
 
j'espert t'avoir aider