Kid Chameleon

Publié le par NeoJin



Parlons aujourd'hui d'un jeu que j'avais beaucoup aimé étant gamin, sorti en 1992 sur Mega Drive et qui devait , dans l'esprit commercial de Sega, être une autre concurence à Mario.

On y incarne un jeune garçon, Kid Chameleon, dès les premières minutes de jeu, on évolue dans une forêt truffée de galeries qui constituera en fait les premiers stages, la ressemblance avec Super Mario se fait donc tout naturellement. Le petit personnage sautillant, les coups de tête dans des blocs qui parsèment les niveaux, les bonus qui permettent de porter de nouvelles tenues et de disposer de nouvelles capacités, et surtout, des stages comme s’il en pleuvait (près d’une centaine, une des grandes originalités du jeu), reliés entre eux par des raccourcis et autres éspeces de warp zones…Après avoir redéfini les bases du jeu de plates-formes des années 90 avec Sonic, Sega souhaitait écraser Nintendo sur son propre terrain. Mais autant vous le dire tout de suite : Mario peut tranquillement dormir sur ses deux oreilles. Le jeune challenger plein de morgue n'a jamais reussi à faire vaciller la mascotte de Nintendo !

Dans cette optique conquérante du marché, Sega, à travers Kid Chameleon, a souhaité offrir un plus large éventail de possibilités que les quelques costumes que Mario pouvait enfiler dans la plupart de ses aventures. Kid peut donc enfiler une tenue de chevalier, qui lui permet de grimper au murs et lui donne une plus grande résistance, devenir un samouraï armé d’un katana, un clone de Jason du film Vendredi 13 lanceur de hachettes, un lézard cornu capable de détruire les murs à coup de tête, un skateur volant, une mouche pouvant se coller au plafond ou même un char d’assaut coiffé d’un casque à pointes (^^). Ces différents costumes, que l’on trouvera en cassant des blocs de pierre, seront à utiliser de la manière la plus adaptée possible, en fonction des différents obstacles qui se présenteront sur le chemin. Inutile d’espérer franchir un précipice avec le chevalier ou combattre un adversaire particulièrement coriace avec le déguisement de mouche. La progression n’étant pas linéaire, plusieurs itinéraires seront possibles pour arriver au terme des différents niveaux, certains d’entre eux conduisant même à des niveaux secrets.

Fidèle à son habitude donc, Sega souhaitait se démarquer de l’esprit Nintendo, considéré comme trop enfantin pour toucher le public adolescent que Sega avait en vue. On ne sera donc pas surpris de trouver, en lieu et place du plombier moustachu italien, un petit blouson noir , lunettes noires vissées sur les yeux et gros gamer à ses heures. La trame est simple : Kid, légende incontestée de la ville en matière de d'explosage de records de bornes d’arcade, s’attaque à un nouveau jeu à la difficulté redoutable, bien décidé à ne pas laisser cette nouvelle borne ternir sa réputation. Seulement la borne d’arcade est magique, et le Kid se retrouve plongé au coeur de l’univers virtuel du jeu, forcé de lutter non plus pour sa gloire de joueur, mais pour sa survie.
Cette optique artistique, un peu trop ambitieuse, se payera assez rapidement en effet, les ennemis mécaniques ou reptiliens ma franchement bien foutu, décors vagues et austères, on ne peut pas dire que les premiers pas dans l’univers de Kid Chameleon procurent une sensation d’émerveillement. Plus tard, on traversera également des usines, des cités glaciales, des ruines antiques ou des grottes volcaniques, sans qu’il ressorte quoi que ce soit de particulier de ces niveaux. Finalement, si ce n’était la difficulté du jeu qui procure encore aujourd'hui un challenge intéressant, même aux hardcore gamer, on ne peut pas dire que l’on déborde d’excitation à l’idée de découvrir de nouveaux paysages et de nouveaux adversaires, ceux ci se ressemblant à quelques détails près presque tous.

Au niveau du gameplay, aucun problême à signaler, le héro à lunette noire se manie au doigt et à l'oeil, la musique quand à elle ne m'a pas specialement marqué.

Il en reste donc, pour les possesseur de Mega Drive et amateur de challenge videoludique, un jeu de plate forme sympathique, et qui a le merite d'avoir une très bonne durée de vie, étant donné le nombre impressionant de ces stages. Je ne l'ai terminé qu'une seule fois, et encore pas à l'époque de son achat, mais bien plus tard lorsque je jouais déja à la Playstation première du nom...

Publié dans Jeux rétro

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