Street Fighter IV

Publié le par NeoJin






Si il y a bien un jeu que tout les fans de bastons, et plus particulierement de Street Fighter ont attendu depuis longtemps, c'est bien celui ci.

Etant un grand amateur de la saga, cette attente etait mêlé de crainte, mais aussi d'espoir, dès le moment ou les premiers trailers étaient disponibles, car de suite, l'ont se rend compte que Capcom n'a pas opté comme pour ces affreux épisodes EX , d'une 3D affreuse, mais d'un graphisme mélangeant 3D et 2D, avec une jouabilité très proches des anciens épisodes... Le dernier vrai épisode de Street Fighter était sorti en 2000, avec l'excellent Street Fighter III Third Strike, qui atteignait le sommet des jeux de bastons 2D.
C'est donc après plus de 110 heures passés devant ma console, sans compter les interminables combats sur les consoles de R GeEk et de Mojo que je me suis décidé à enfin faire un test de ce dernier opus de la saga Street Fighter.

Le jeu est sorti le 20 février et édité par Capcom bien entendu.

Maintenant que le jeu tourne enfin sur nos consoles, on comprend que le pari de mélanger 2D et 3D était payant. Dès le premier combat, avant même d'avoir une quelconque idée de ce que le jeu réserve, la qualité exceptionnelle de la réalisation nous met une premiere baffe, Honda style. Certes, l'interface et la musique ne repartira pas avec le grand prix du bon goût, et la qualité inégale des décors vient nous rappeler que l'attention s'est surtout focalisée sur la modélisation des personnages et la gestion des effets spéciaux. Sur ce plan, c'est en tous points remarquable, avec le design très manga, l'ont retrouve le plaisir d'admirer les personnages tels qu'ont les imaginaient en 3D. On peut toujours émettre des réserves sur le design de certains persos, mais la qualité invraisemblable des animations et les innombrables effets de caméra dès qu'une chope ou un Special se lance, tous ces détails contribuent à donner un impact exceptionnel aux combats. Les déformations cartoonesques des personnages qui nous faisaient tant rire en images arrêtées trouvent un sens dès que le jeu tourne : elles accentuent l'impact visuel des mandales que les personnages se prenent. Cela faisait bien longtemps que l'on n'avait pas ressenti pareil sentiment de plénitude une fois la manette en mains !

Trève de palabre geekesque technique, abordons l'essentiel, le gameplay, point essentiel de la saga. Et pas la peine de faire durer le suspense : Street Fighter 4 a réussi le prodige d'allier la sobriété (et l'éfficacité ) d'un Street Fighter 2   sans pour autant négliger la technicité de la période SF 3. Au final,  le résultat fait très mal. Avec son casting de rêve que tout amateur de baston connaît forcément par coeur, Street Fighter IV offre une prise en main instantanée. Familière, trop au goût de certains. Recyclage ? Surement pas,  on préférera parler de retour aux sources. C'est vrai, malgré la présence de quatre personnages totalement inédits, dont un boss jamais vu (cheater et anticharismatique à souhait mais bon) et du mythe Gouken, que les fans ont tant attendu, depuis l'époque de Super SF 2. Difficile de ne pas y voir une grande réunion de famille. C'est aussi ce qui fait en partie la force du jeu. Tous ceux qui ont délaissé la baston pendant des années retrouveront immédiatement leurs marques, leurs repères, leur quart de cercle. Un test ne suffirait d'ailleurs pas à dresser la liste des micro changements apportés à tous les vieux de la vieille, mais en condensé, Ryu, Ken et Sagat sont toujours aussi ( voir plus efficace ) que par le passé, Gouki est lui aussi puissant, mais sa barre de vie en pati mais dans l'ensemble, le tout reste très équilibré, chose suffisament rare pour être souligné.



Nouvel épisode oblige, Capcom ne pouvait faire l'impasse sur de nouveaux personnages. Ils sont quatre présents de base, et ont pour point commun un look vestimentaire atroce, et pour certains, un charisme inexistant. L'agent secret C. Viper par exemple, perso sans relief, mais techniquement intéressante, à condition apprendre à maîtriser distance, séismes (son attaque spécial )  pour vraiment en tirer le meilleur. Le bedonnant Rufus s'avère au moins aussi efficace qu'il est laid, ce qui n'est pas peu dire, et son kung-fu devrait faire de nombreux adeptes, au point de rendre attachant un perso qui sentait le moisi, il s'avere d'ailleurs qu'il est mon préféré parmis les nouveaux personnages. El Fuerte, directement inspiré du catcheur WWE Rey Mysterio et sa lucha libre avec son style d'une vivacité hors du commun le rend impossible à cerner de suite, et est donc parfait pour ceux qui se refuseraient un perso trop classique. Terminons sur Abel, le Français du jeu,  hyper complet, mais dont l'approche très risque de déstabiliser tous ceux qui auraient du mal à apprivoiser sa roulade, la déjà célèbre "Marseille Rolling" ! Cette adaptation console ajoute bien entendu des persos de Super SF 2 et de la série des Alphas jouables comme Fei Long ( mon favori ! ) ou Sakura, Cammy également sans oublier Gen, Rose et Dan qui une fois n'est pas coutume dans cet opus n'est pas du tout désaventagé par rapport aux autres personnages. Là encore, de petites retouches ont été apportées à leur gameplay, notamment chez notre clone de Bruce Lee, qui peut s'enrouler autour de son adversaire avec son pied pour mieux le déstabiliser. Cammy aussi, super efficace dans ce SF.


Le jeu reprend en fait ce qui faisait le meilleur des deux époques, Street Fighter 4 se révèle être un jeu d'une rare technicité, sans pour autant être totalement inaccessible au nouveaux joueurs. Et pour cause : le rythme assez lent ( par rapport aux Alphas ) des combats, sans doute imputable au passage à la 3D, facilite l'exécution des coups spéciaux, notamment à la relevée ou au niveau des Reversal. Plus la peine de travailler son timing des heures pour contrer les intentions de l'adversaire, les Sho Ryu Ken ou les marteaux pilons passent comme dans du beurre. Les passages dans le dos et les sauts feintés s'en trouvent également facilités, même si le joueur adverse peut toujours tenter un rétablissement rapide pour leurrer. L'autre grande réussite tient au système de contre, le Focus Attack. Quand le timing démoniaque du systême Parry de Street Fighter III impliquait une prise de risque maximale en inclinant le stick vers l'avant , le fait de devoir presser deux boutons et d'attendre l'impact rend la manipulation plus tolérante, et un poil plus facile à placer ; il est même possible de casser l'animation à l'aide d'une simple esquive. La manoeuvre est cependant plus délicate qu'il n'y paraît, et induit quand même une contrepartie. En effet, chaque Focus réussi vient griser une partie de la jauge de vie : si le joueur encaisse un second coup le temps que celle ci se régénère, il prendra de plein fouet ces dégâts temporaires tout en perdant le bénéfice du contre précédant. Il existe de surcroît trois niveaux de Focus, qui dépendent du temps de pression. Instantané, le Focus agit à la manière d'un blocage, et permet de gratter du temps pour enchaîner rapidement sur une attaque ou un pas vers l'avant. Au niveau intermédiaire, le contre sera tellement puissant que l'adversaire sera contraint de mettre genou à terre, laissant l'assaillant libre d'enchaîner sur n'importe quel coup. Enfin, si le joueur maintient la pression jusqu'au déclenchement automatique du coup, le contre sera tout bonnement imparable et enverra valser l'adversaire à l'autre bout de l'écran.




S'il semble délicat d'intégrer les contres au départ, on s'aperçoit assez vite qu'ils permettent des ouvertures vraiment précieuses dès qu'il s'agit de placer son Ultra. Street Fighter IV distingue deux types de furies : le Super (un bouton), qui se déclenche en ayant engrangé suffisamment d'énergie après quelques coups bien placés, et l'Ultra (trois boutons), une jauge circulaire qui se remplit elle en encaissant des coups. L'une se déclenche quasi instantanément, l'autre après un petit zoom de caméra qui sent bon la poudre noire, mais qui laisse le temps à l'adversaire d'anticiper. Dans tous les cas, les dégâts sont considérable, et peuvent totalement renverser le match. Et comme il suffit d'avoir sa barre de vie à moitié vide pour être assuré d'un Ultra, les matchs mal entamés peuvent toujours être relancés sur une furie bien placée, relancant le match de plus belle, a noté d'ailleurs que les effets sont tous plus ou moins sublimes.

Mais l'utilité des Focus Attack ne s'arrête pas uniquement aux furies. En sacrifiant deux carrés de Super, le joueur aura la possibilité d'annuler un coup spécial, et réaliser des enchaînements encore plus complexes. Les joueurs japonais sont évidemment friands de cette technique folle, qui fait toujours forte impression quand un Sho Ryi Ken ou un Tiger Uppercut de Sagat se transforment en Ultra à la vitesse de l'éclair. Bref, avec toutes les feintes qu'il autorise, le système de Focus change grandement la donne pour peu que l'on apprenne à s'en servir. Une franche réussite. Street Fighter 4 à également repris le système de coups boostés, ou EX, qui ont le plus souvent des priorités et des distances différentes des coups spéciaux normaux : des Hadoken plus puissants pour gratter, une boule qui les traverse pour Blanka, des chopes à 10 kilomètres chez Zangief, voire des Focus gratuits pour encaisser un premier coup sans sourciller... Là encore, ces coups bonifiés permettent souvent de placer une Ultra, pour multiplier les possibilités d'enchaînement. Voilà pourquoi on ne peut réelement parler d'un retour à la sobriété de Street Fighter II, car même s'il existe des jeux bien plus techniques sur le créneau ( SNK ), SF 4 a de sérieux atouts à faire valoir pour sa crédibilité. L'alchimie parfaite entre un jeu accessible dès le départ mais d'une rare finesse pour peu qu'on souhaite s'y investir, catégorie rare s'il en est.




La marge de progression semble énorme, mais fait suffisamment bien les choses pour accompagner les débutants dans leur apprentissage. On pense aux quatre modes de difficulté plus doux que le "Normal", qui permettront de se faire la main tout en débloquant rapidement les personnages cachés,  surtout Gouki et Gouken, qui exigent de réaliser quelques Perfect d'affilés. Le mode Epreuve intégré aux Défis se révèle lui particulièrement précieux dès que l'on choisit d'approfondir un personnage. Après un passage en revue des coups de base et des variantes, Capcom liste en effet les enchaînements de base de chaque personnage, qu'il faudra forcément maîtriser pour passer au suivant, à la Virtua Fighter en quelque sorte. Loin d'être évident, mais c'est aussi avec ce genre d'exam' que l'on mesure le chemin qui reste à parcourir... et la limite de certaines manettes, pad Xbox 360 en tête, pour avoir tester les 2 manettes de next gen. Les manettes PS3 s'en sortent légèrement mieux. Deux autres types de défis attendent également les joueurs qui auraient épuisé le mode Arcade, avec l'habituel Survival et le Chrono, rangés par difficulté, avec plusieurs objectifs à chaque fois. Un passage obligé pour débloquer les couleurs alternatives... Couleurs j'ai dit, pas costumes, car pour obtenir ces derniers, ils vous faudra passer par le PS ou X Box Store et allongé la monnaie... Notons a propos des costumes, leur originalités pour la version PC : Fei Long en Kensiro, Zangief en Hulk Hokan, Ryu en Sangoku, Dan en Go Hibiki ou encore Sagat en Kratos. Et je ne parle même pas de la tenue ultra sexy de cette chère Chun Li !



La durée de vie d'un jeu comme Street Fighter IV est évidemment proportionnelle au nombre de joueurs humains qui viendront vous défier. Le Versus à domicile est comme toujours un filon inépuisable, le retour de la fameuse baston-pizzas à la maison avec les potes que le Triple Nerdz a pratiqué pendant presque 4 mois non stop . Mais si vous n'avez pas d'amis accro à Street Fighter, il suffira de se tourner vers le mode en ligne pour trouver son bonheur, et le mot est faible. Premier ouf de soulagement : le lag ne viendra pas perturber les parties, pour peu que l'adversaire affiche quatre barres de connection. Bien sûr, jouer en pantoufles contres les joueurs Japonais relève de l'utopie, même si les serveurs sont mondiaux. Mais face à d'autres joueurs européens, le service est étonnamment stable et suffisant pour y passer des nuits entieres ( experience personnelle ). Le système de Battles Points de la version arcade a évidemment été intégré pour la partie en ligne, où l'on retrouve logiquement la séparation match classé / match d'amis Les fonctionnalités de Championnat ont été ajoutés dans une mise à jour, systême bien moins injuste que la version BP simple, on l'ont peut gagner des grades sans en perdre pour autant.
Mais il faut savoir qu'après ces mois de mise en ligne, les joueurs sont de plus en plus expérimentés, tant qu'il n'est pas rare de ce prendre de joli perfect de persos comme Gen, Dhalsim ou encore Vega. Petits moments de rage également avec les Shoryuken whore que sont Ryu, Ken et Sagat, vous bombardant de boules de feu et de poing du dragon...




Que dire de plus pour conclure ce test ? Street Fighter IV est le miracle que les fans n'attendais plus. Amateur de baston ou non, on ne peut qu'être admiratif face au travail colossal abattu par Capcom, qui est parvenu à opérer la synthèse de tout ce que Street Fighter a su faire de mieux depuis l'avènement de la série. Alliant modernité et tradition, 2D et 3D, sobriété et profondeur, SF 4 est redevenu, comme à la grande époque de Street Fighter 2, e jeu fédérateur capable de séduire même les plus réfractaires. Les parties s'enchaînent, nous en sommes la preuve vivante, devant totalisé plus de 250 heures à nous 3 !!! Les interminables Fei Long / Sagat, ou encore les Honda / Blanka resteront dans nos mémoires de gamers !

Vous êtes passé à cotés du jeux de combat de ces 5 dernières années ? Vous savez ce qu'ils vous restent à faire à présent !

Petite vidéo pour finir, afin de vous faire une idée de la qualité de certains combats Online :



Et des images impressionantes de tournoi SF 4 :

Publié dans Jeux console

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Pilou's X 05/09/2009 18:26

le jeu de l'année pour l'instant mais bientot le nouveau king of fighter en 2d liu aussi.