Fallout 3

Publié le par NeoJin & R GeEk

Aujourd'hui, nous avons décidé R GeEk et moi de vous parler d'un jeu que Mojo nous à recommandé. N'étant pas spécialement fana de FPS et autres jeux "PC", il faut dire que l'ont a été très agréablement surpris par ce Fallout 3, sorti en octobre 2008 sur PC, PS3 et X Box 360.

Nous avons fait le jeu dans sa version Playstation 3.


La saga Fallout a vu le jour en 1997, sur PC donc et est l'un des jeux de roles phare sur ce support. Mais ce nouvel épisode a été réalisé par les studios Bethesda, ce qui promettait par avance un changement radical par rapport aux anciens opus.

On débute le jeu à la naissance de son personnage, car en effet ce sera dès cet instant que l'ont devra commencer à travailler son avatar en faisant des choix déterminant les futures capacités de son héros. Une idée interressante qui permet de nous proposer divers tutoriaux, apprentissage des contrôles et familiarisation avec les mécaniques de jeu compris. Les classiques sont là : choix du sexe, du nom, puis apparition du S.P.E.C.I.A.L. qui détermine les caractéristiques principales de son personnage ( force, agilité, chance, charisme etc ). Une base purement typée RPG complétée par un choix assez large de compétences qui permettront par exemple d'optimiser l'éfficacité de ses trousses de soin, de pirater les ordinateurs, de crocheter les serrures, de réparer ses armes ou encore de devenir un expert en explosifs. S'ajoutent à cela les on ne peut plus classique aptitudes, grâce auxquelles on spécialisera encore plus son avatar dans des domaines étendus.


Les aptitudes sont sans nul doute l'un des concepts les plus intéressants; qui permettra de retenter l'aventure en se constituant par exemple un personnage super balèze , ultra résistant et capable d'infliger des coups critiques , ou au contraire un génie de l'informatique expert en négociation. L'évolution de son personnage est en tout cas liée à un schéma très conventionnel, chaque action (quête complétée, combat, hacking, crochetage...) rapportant des points d'expérience qui serviront à gagner des niveaux, à améliorer ses compétences et ainsi à débloquer de nouvelles aptitudes. Clair et limpide au final. Une relative simplicité à laquelle il faudra bien sûr ajouter la gestion de son karma qui déterminera en permanence son attitude et donc ses penchants à faire le bien ou le mal.


En débutant l'aventure en tant que gentil petit garçon, le monde de Fallout 3 va rapidement montrer ses griffes au joueur qui n'aura pas d'autre choix que de quitter le confort, en apparence seulement, bien douillet de son abri anti-atomique : le Vault 101.

 


Et de se lancer ensuite à la poursuite de son père parti se dégourdir l'ont ne sais ou. Seul allié dans ce monde hostile.




        Le Pip Boy                 qui centralise toutes les fonctions d'une interface de jeu de role classique : inventaire, quêtes, carte, capacités du personnage... Particulièrement réussi et très bien adapté à la manette de la console, cet outil permettra de jeter un oeil sur son empoisonnement aux radiations, influence relativement mineure dans le jeu au final, de réparer ses objets, de relire ses objectifs de mission ou encore de se déplacer d'un lieu à un autre grâce à un systême de téléportage ( à condition bien sur d'avoir découvert les lieux au préalable).


Une chose peut choquer les joueurs ne connaissant pas le type de graphisme de Bethesda est la représentation des protagonistes du jeu, visages monoexpressif et balais dans le cul de rigueur ! Passé cela, Fallout 3 est un RPG ou la liberté est grande, l'on pourra en effet déambuler à sa guise dans une aire de jeu assez vaste, et faire le choix de poursuivre l'intrigue principale ou au contraire s'attaquer aux missions secondaires dont certaines sont d'ailleurs très réussies, d'autres beaucoup moins. L'intrigue principale par contre n'est vraiment pas très longue ( une quinzaine d'heures ), bourrée de retournements prévisibles et de moments spectaculaires assez plat, cette quête n'est sans doute pas la colonne vertébrale espérée pour un grand jeu. On trouve heureusement dans les étendues désertiques toutes sortes de donjons plus ou moins scénarisés et de lieux habités, certains proposant des quêtes vraiment completes, d'autres ne consistant qu'à éliminer tous les ennemis qui y sont présents. Les développeurs ont en tout cas eu la bonne idée de travailler les ambiances à l'extrême et si les décors se répètent immanquablement et sont pour la plusparts très monotne, ils parviennent à ne pas trop lasser, le soin apporté aux détails prete au respect.Fallout 3 propose aussi un brin d'artisanat avec la confection d'armes à partir de divers materiaux que l'on trouve au fil de l'aventure. On pourra également s'injecter diverses drogues afin de profiter de bonus temporaires au risque de se rendre accro et de voir l'écran se troubler sous les effets du manque. Certaines quêtes donneront également accès à un appartement qu'il faudra équiper, et décorer à sa guise, chose sympathique, l'on peut même y installer sa propre infirmerie ou un établi pour y fabriquer ses armes:

Bien qu'évoluant le plus souvent au milieu de ruines, le joueur trouvera évidemment sur sa route bon nombre d'adversaires plus ou moins impressionnants même si la plupart, à l'exception des eccorcheurs situés plus au nord, ne représenteront pas une véritable menace. En mode Normal,Fallout 3 est un titre relativement facile, et dès les premières victoires on mettra la main sur la protection et l'arsenal suffisants à une progression sans trop d'encombre. Etant donné qu'on pourra s'adjoindre le service de compagnons très efficaces ( mercenaire ou bien... non, on vous laisse la surprise), à l'exception du chien dont l'unique utilité sera de courir chercher munitions ou items, les affrontements tourneront souvent à la formalité. Le jeu étant des plus généreux en équipement et en munitions, il est assez facile de blinder son inventaire de packs de soins, de mitrailleuses lourdes, de fusils à pompe, d'armes à laser ou automatique et autres lance-missiles, quand ce n'est pas la quête principale elle même qui se charge de vous mettre dans les mains un Fat Man, lanceur de mini-têtes nucléaires particulièrement efficaces contre les super Béhémoths mutants. La gestion de la durabilité des armes est un plus très interressant et l'on verra parfois son fusil se briser en pleine action, mais la encore rien que l'inventaire d'un cadavre frais ou un petit vol chez un marchands de caravanes ne saurait combler. Scorpions radioactifs, animaux féroces, troupes des diverses factions en présence dans le monde de Fallout, le bestiaire est en tout cas tout à fait convenable bien qu'un peu limité, surtout lorsque l'on abat du Super Mutant en masse dans des lieux confinés où l'intelligence artificielle montre d'immense faiblesse...

S'il est bien sur possible de mener les combats de Fallout 3 comme dans un FPS classique, un aspect du jeu qui est d'ailleurs une relative bonne surprise avec une gestion de la balistique très satisfaisante, il est également possible de faire appel au fameux S.V.A.V. En pratique, le jeu passe tout simplement en pause et se centre sur un ennemi dont il est possible de cibler individuellement chaque membres au lieu de tirer au hasard et ainsi d'abuser de munitions. Assez amusant au début parce qu'il met en scène chaque coup critique de manière très cinématographique, le S.V.A.V. apparaît plus comme un gadget dont l'efficacité dépend évidemment de ses compétences en armes et autres explosifs, mais qui apporte assez peu en termes de tactique, puisqu'il est tout à fait possible de placer un beau tir à la tête ou de shooter un ennemi dans la jambe ( donnant lieu à de magnifiques explosions de corps ) :

et l'handicaper dans le mode temps réel.













Le S.V.A.V. se montre surtout utile contre plusieurs monstres à la fois, situation où la possibilité de figer l'action et de passer d'une cible à l'autre est pour le coup très intéressante, même si là encore l'utilisation plus classique d'un explosif peut aussi faire l'affaire.

 

Limité par un capital de PA ( points d'actions ) qui se récupèrent automatiquement en quelques secondes ou en utilisant une drogue bien particulière, le S.V.A.V. est donc une invention sympathique destiné à mettre en valeur les démembrements et explosions de tête dont le jeu est friand, et un système qui compense les petites faiblesses du gameplay en termes de rapidité de visée, mais dont l'utilisation intensive n'est pas forcément indispensable. A l'instar de certains moments exagérément spectaculaires de la quête principale, des carcasses de voitures qui explosent avec des champignons atomiques ou encore des vols planés de bras et de têtes parfois excessifs (ne parlons même pas du joueur de l'aptitude "Sanguinaire", que j'ai bien évidemment choisi, faisant exploser les corps au moindre coup fatal), le S.V.A.V. est assez représentatif de développeurs qui essayent d'en faire un peu trop. Certes, développer sa compétence Discours ou améliorer son karma permettra d'accéder à des options de dialogues supplémentaires et de résoudre certaines quêtes sans avoir à sortir son arme. Reste que l'influence dudit karma quelle que soit son orientation est beaucoup trop faible au final, et on doute très fortement qu'il soit possible de terminer l'aventure sans recourir à la force étant donné certains scripts de missions, même en devenant Jésus Christ himself !


La quête de Megaton est en effet assez représentative d'un jeu où les choix moraux sont souvent noirs ou blancs, et où en dépit de compétences et d'aptitudes très marquées, on a souvent l'impression qu'un personnage touche à tout ne ratera rien des différents éléments du gameplay. Il faut dire que la dissimulation a été réduite à sa portion congrue avec une gestion de l'ombre et de la lumière assez hasardeux, et que les mini jeux de hack ou de crochetage de serrure n'ont franchement rien de très palpitant, faire sauter les portes auraient été un choix complémentaire très judicieux. Le vol, qui générera automatiquement une perte de karma, est toutefois bien geré, avec des personnages qui viendront reprendre leur dû au premier larcin et une gestion de zones cohérente (le garde à l'autre bout de la ville ne sera pas au courant de vos méfaits). Cet aspect du jeu reste toutefois assez isolé dans un titre beaucoup plus généreux en aptitudes offensives. Qui plus est, avec des armures ou des drogues venant compenser certaines caractéristiques ou compétences déficientes, en boostant par exemple les points d'intelligence dans le but de pirater un ordinateur au contenu capital pour l'intrigue, ou en rendant le joueur invisible, difficile de dire que Fallout 3 ne nous aide pas un peu trop.



Le jeu est un peu à l'image des quêtes de Tranquility Lane, l'un des "moments forts" de la quête centrale : sécurisant, mais aussi un peu trop dirigiste, même dans ses donjons dont la conception est souvent linéaire. Les dialogues manquent cruellement de piquant, d'acidité, de second degré, et en dépit d'un goût prononcé pour le gore à outrance ou de la présence ici ou là de quelques gros mots, difficile de citer de mémoire une réplique qui sort de l'ordinaire. Même en proposant au joueur de capturer des esclaves, d'assassiner froidement des notables ou de dévorer des cadavres, rien dans le jeu ne paraît réellement transgressif ou provoquant.

Et bien que les conséquences de ses actes soient visibles sur l'univers de jeu notamment grâce aux dialogues des personnages ou aux radios accessibles via le Pip Boy qui diffusent des messages rapportant vos derniers faits d'armes, Fallout 3 n'est pas exempt d'incohérences , des réactions incongrues aux purs bugs de quêtes, rendant certaines situations proprement grotesque. Lorsque la Confrérie de l'Acier vous accueille en grand vainqueur en dépit d'un karma épouvantable, on se dit que la ligne du scénario est un peu bizarrement pris en compte, et s'il est effectivement possible de tuer pratiquement tout le monde dans le jeu, les personnages importants demeurent invincibles ce qui est d'ailleurs assez drôle lorsque ceux ci se relève comme si de rien était après avoir pris un mini nuke dans les dents.


Le monde de jeu,

 

 

enfin, bien que très étendu et généreux en étendues desertiques où ne subsistent que des vestiges de bâtiments et de villes, paraît un peu moins riche que se à quoi on s'attendait au début de l'aventure, avec beaucoup de temps morts et de moments creux où il ne se passe pas grand-chose, sorti des attaques habituelles de monstres errants ou des combats avec des troupeaux de Raiders. Et aussi réussie soit-elle, l'atmosphère de monde après la bombe ne parvient pas à compenser un certain déséquilibre dans les zones. Evidemment, l'aventurier résolu trouvera toujours de quoi s'occuper et quelques quêtes pour alourdir son CV, mais avec un niveau qui se bloque au niveau 20, la poursuite des quetes annexes n'ont pratiquement plus d'interêts. On regrettera aussi l'aspect très découpé de Washington D.C., avec ses petites zones délimitées par des débris infranchissables auxquelles on n'accède qu'en empruntant des stations de métro désaffectées où croupissent moult goules et autres Raiders.


 

 

 

Bien que les décors de surface et leurs tons marrons/gris assez monotone laissent un peu à désirer, certains environnements sont réellement splendides. Le moteur graphique accuse un peu son âge avec des textures pas très gracieuse et une modélisation à la hache pas toujours heureuse, ce qui est encore plus pénible lorsque le jeu se permet de ramer copieusement lors de séquences chargées. Notons au passage quelques bugs au niveau du graphisme et quelques freezes bien lourd. Terminons sur une note plus positive avec une mention des excellentes musiques typées années 40 et 50 que l'on peut entendre sur les radios du Pip Boy, et qui donnent au jeu un cachet nostalgique et suranné que la direction artistique et les dialogues peinent à retranscrire. Un complément pour l'atmosphère qui est décidément un des principaux points forts de ce dernier opus de Fallout.

 

Pour conclure, ce jeu fut pour nous une bonne surprise, avec son contenu qui est tout de même bien vaste, sa très bonne durée de vie , compté une quarantaine d'heures pour terminer ce titre avec toutes les quêtes annexes de base. On peut néanmoins lui repprocher son manque d'approndissement dans certains de ses aspects ( personnages pas assez fouillés, quête qui au départ semble très complète se reduisant trop rapidement pour n'être au final qu'un pretexte pour tuer à tout va).

Mais si vous n'avez pas de titres à vous mettre sous la dent pour ces prochaines semaines, vous aurez de quoi faire, car le jeu est reelement prenant.



Publié dans Jeux console

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Sombre Plume 17/02/2010 15:23


Je me suis vraiment bien marré avec ce jeu... même si l'I.A était assez merdique ^^


NeoJin 18/02/2010 09:23


J'en garde un bon souvenir aussi, même si un puriste de Fallout te dirait le contraire ( c'est le seul que j'ai fait en même temps.).


Mokss 05/10/2009 22:47


le jeu est pas mal c'est vrai , par contre les extensions sont à chier.