Takeshi Kitano [ Maj du 6 janvier ]

Publié le par NeoJin

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Comme prévu, je vais aujourd'hui vous présenter l'un des plus grands artistes du pays du soleil levant. Il reste cependant assez méconnu dans nos contrées. Je vais donc essayer de remédier à cela et vous parler de l'oeuvre de Takeshi Kitano et plus particulierement de sa carrière d'acteur et réalisateur.

 

Mais comment résumer tout cela dans un seul article ! En effet, il est acteur ( sous le pseudonyme de Beat Takeshi ), réalisateur, comique, animateur télé, peintre, humoriste, écrivain et même... réalisateur d'un jeux vidéo dont je parlerais plus loin dans la dossier !

 

Né en 1947 à Tokyo , il se lance d'abord dans des études d'ingénieurs. C'est dans les années 1970 que Takeshi va s'interresser aux métiers de l'art. Dans une boite de nuit tout d'abord ou après y avoir été réparateur d'ascenseur, il fera la connaissance de Senzaburo Fukami qui deviendra son mentor dans le metier de la comédie et s'associera avec son ami Kiyoshi Kaneko pour fonder le duo comique "Two Beats".

 

Ils créeront de nombreux sketchs ( manzai au Japon ), s'attaquant au travers de la société nippone. Leurs succès à la télévision est en grande partie due aux thèmes de Kitano, qui sont bien plus risqués que ce qui ce faisait avant. Ses plaisanteries ciblent en effet les vulnérables de la société : les plus vieux, les handicapés, les pauvres, les enfants, les femmes, les idiots et les laids. Des plaintes seront envoyés aux différentes chaines diffusant les émissions du duo et iront jusqu'à interdire la diffusion de certains de leurs sketchs.  Two Beats sera l'un des plus grand succès du genre durant les années 70-80.  Au Japon d'ailleurs, le comique Kitano a été beaucoup plus reconnu ( malheureusement ? ) que l'acteur, mis à part avec le film Zatoichi sorti en 2003...

 

Il se fera réelement remarqué en tant qu'acteur en 1983 dans le film Furyo ( film avec David Bowie notamment ), Takeshi tient le rôle du sergent Gengo Hara, à la fois sadique ( récurence dans le style de jeu de l'acteur ) et sympathique, dans un camp de prisonniers en Indonésie durant la Deuxième Guerre Mondiale. Il enchainera sur quelques rôles de comédie jusqu'en 1989 ou il est choisi pour jouer dans le film Violent Cop. Lorsque le réalisateur initial tombe malade, Kitano se propose pour la réalisation du film. Il remanie considérablement le scénario et transforme son personnage en anti heros sociopathe solitaire et à contre-courant de ce qui ce fait dans ce genre de film habituellement. C' est un succès au Japon tant commercial qu'auprès de la critique. Il marque aussi le début de la carrière de réalisateur de Kitano.


 

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De 1990 à nos jours, il réalisera une quinzaine de films et jouera dans plus d' une trentaine... Ses films seront souvent inspirés de façon détourné par la vie de Takeshi lui même ainsi que de son père qui bien que n'ayant pas été yakuza lui même, avait beaucoup de relations dans le milieu.

 
Sans compter l'émission Takeshi's Castle ( même importé en France ) il est le présentateur et ou producteurs de nombreuses émissions de variétés ainsi que de nombreux talks show et ses divers travaux en tant que peintre et sculpteur.

 

L'exposition qui se tenait très recemment à Paris :

 



 Et voici des images de l'émission Takeshi's Castle que certains d'entres vous doivent connaitre depuis sa diffusion sur la chaine W9 :

 

 

En 1994 il aura un accident de moto, volontaire ou non car on lui connait des tendances suicidaires et lui même dit ne pas se souvenir de s'il s'était jeté volontairement dans le mur ou non. Après avoir bu énormement, il prend sa moto, démarre en trombe , s'endort et fini sa course dans un mur. Il gardera des sequelles de cet evenement ( paralysie d'une partie de son visage ), mais marquera aussi pour lui un renouveau dans sa carrière et un retour à une vie plus saine.

 

Il jouera dans des films qui connaitront des succès relatifs pour certains au Japon, et d'autres qui seront reconnus mondialement par les plus grands festivals du cinéma européen par exemple. Il se fera également connaitre du grand public occidental avec Battle Royale entres autres.

 Son dernier film date de 2010 et marque un retour aux sources de ce qui a fait son succès avec un nouveau film sur l'univers des Yakuzas : "Outrage".

 

Je vais à présent m'attarder sur les films que j'ai vu, en vous donnant le synopsis de chacun, accompagné de mon avis. Attention cependant car ceux ci seront susceptible d'être régulierement mis à jour au fur et à mesure de ma découverte de nouveaux films de Kitano san. N'hésitez donc pas à voir si je n'ai rien ajouté depuis vos précédentes visites sur l'article !

 

 

Je procéderais à la critique de ses films par ordre chronologique de sorties, en commençant donc par Violent Cop, sorti en 1989 :

 

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L'histoire pour commencer :


Azuma est un flic individualiste et taciturne qui n'hésite pas utiliser la violence pour faire respecter la loi. Il décide de faire la justice lui-même quand il découvre qu'un gang de yakuzas est responsable de la mort de son meilleur ami et du viol de sa jeune soeur.



Le réalisateur de départ Shinji Fukasaku étant tombé malade, c'est Kitano qui le remplace au pied levé à la réalisation du film. Ce qui ne devait être qu'une sorte d'adaptation nippone de L'Inspecteur Harry avec Clint Eastwood, se transforme en polar froid et violent, à l'image de ce que représente Takeshi Kitano dans le film.

Azuma est brutal et relativement peu sociable. Ses méthodes l'isole de plus en plus vis à vis de ses collègues, et sa loyauté ne plait pas à certains de ses supérieurs, corrompus avec des yakuzas, responsable de la mort de son meilleur ami.

 

La mise en scène de Violent Cop se résume au plus strict appareil, une caméra statique. Kitano commence à développer son style. Cette caméra permet un regain de tension qui hypnotise le spectateur. Elle est statique à l’image de ses personnages qu’elle filme, surtout Kitano dont le jeu d’acteur et le charisme sont troublant. Azuma est présent mais terriblement absent, on ne connait pas grand chose de sa personnalité et de ses émotions, mis à part lorsqu'il pête un plomb... Les scènes de fusillade qu’il réalise sont breves et vont à l'essentiel et tranche avec le rythme parfois lent de ses films. L'humour y est également présent, et la scène avec le petit ami de la soeur d'Azuma vaut le coup d'oeil.


Finalement, Takeshi Kitano ponctue son œuvre par un regard pessimiste en mettant en avant que la vie est un éternel recommencement. La vie continue avec des gangsters qui prennent la place vacante laissée par leurs prédécesseurs et ses flics corrompus remplacés à leur tour… Le départ des bons et le retour des mauvais.

J'ai été très agréablement surpris par ce premier film, un polar exceptionnel de noirceur, magnifié par la présence de Kitano.





 

"Boiling Point" ( "Jugatsu" en France ) sorti en 1990. Premier long métrage entierement réalisé par Takeshi Kitano :

 

 

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 Malgré l'enthousiasme et la vigueur de leur entraîneur, une équipe de base ball a du mal à éviter le ridicule face à leurs adversaires. Cette maladresse ne se limite pas aux terrains de base ball. Un des joueurs frisant l'autisme gaffe avec un yakusa et se retrouve dans un cercle infernal où il faut réparer l'incident. L'entraîneur protecteur connaît bien le milieu, il en faisait parti. Malheureusement, sa solution est un peu extrême et ne fait qu'empirer les choses. C'est désormais à l'équipe de venger son entraîneur cloué au lit après une bonne bastonnade. Ainsi commence la recherche d'une arme, direction l'île d'Okinawa et sa base militaire américaine pour deux d'entre eux. Ils s'associeront à un yakusa maladroit qui tout comme eux mijote sa vengeance...

 

Je dois avouer que ce film m'a énormément surpris, car certaines scenes sont vraiment étranges, voires choquantes. Elles représentent en fait les prémisces de ce qui deviendra des codes récurents des oeuvres Kitanesque : la violence, l'absurdité, des yakuzas maladroits, le sport et le suicide entres autres. Tout ces ingrédients sont dosés avec des dialogues réduits et un humour singulier, des situations burlesques à la maniere des grands films anglais du genre.

Autre originalité, l'absence totale de musique, Kitano estimant que personne n'était en mesure pour le moment d'accompagner ses images de la maniere dont il le souhaitait.

 

Certaines scène sont tout de même puissante et prèteront à sourire tandis que d'autres pourront nous laisser perplexe. Un film qu'il faut regarder une fois que l'on connait bien son oeuvre en général, surtout pas celui par lequel commencer donc...

 

 

 

 

On poursuit à présent avec ce film qui est probablement mon favori de Beat Takeshi :


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"Sonatine, mélodie mortelle" sort en 1993 et sera le premier à faire parler de lui en France notamment.

 

 

Bousculé par des meurtres dans ses propres rangs, le bras droit d'un chef yakuza est tenu de se mettre au vert pour une durée indéterminée, le temps que les choses se tassent entre les différents groupes. Murakawa se retire donc sur Okinawa avec quelques hommes. Dans les premiers temps ils s'y ennuient ferme. Mais petit à petit, sous l'impulsion de leur leader, ces rudes gaillards vont apprendre à s'occuper, et à vivre simplement. Murakawa, homme fatigué et désabusé, va réapprendre à profiter du moment présent, grâce à ce break improvisé. Il ignore pourtant que pendant ce temps là, son chef est en train d’opérer un rapprochement stratégique avec le groupe rival. Ce film est celui qui fera de Kitano un cinéaste reconnu par le public occidental.

 

 

La raison de mon amour pour ce film est relativement simple au final. On y retrouve cette fois ci tout ce qui fera la grandeur des oeuvres de Kitano : yakuza - violence - plage - suicide. Ces éléments, bien sûr, reviennent dans les films suivants du réalisateur. Mais c'est ici qu'ils prennent cette unité si souvent associée à tout son cinéma et qui fait que l'on reconnait de suite la patte unique de ce réalisateur.

 

Petite citation de Beat Takeshi à ce sujet : "Sonatine dresse un portrait au vitriol des gangsters traditionnels et vrais antihéros. L'approche était volontaire, je voulais que les membres des gangs qui s'affrontent aient l'air de gamins candides à l'écran. […] Vous pouvez être sûrs que les yakuza - du moins un grand nombre d'entre eux - ont vu le film. D'après quelques échos, certains l'auraient même beaucoup appréciés !".

 

Après son départ précipité de la grande ville, Tokyo, ou Murakawa apparaît comme un des grand chef de la pègre japonaise, vers l'île d'Okinawa. Les gangsters sérieux à l'allure sombre se transforment en gamins aux chemises hawaïennes jouant sur la plage. Il leur arrive parfois de rendosser leurs costumes d'adulte afin de jouer leur comédie pour laquelle on les a envoyé à cet endroit : la vengeance. Ils se rendront vite compte qu'il ne sont en fait qu'au sein d'un énorme mensonge et que seule la mort pourra les en libérer.

 

Leur fuite de la ville de Tokyo dans cet endroit paradisiaque qu'est Okinawa leur permet de se liberer du carcan habituel de la vie des yakuzas.  Ils redeviennent des enfants qui se retrouvent sur une île perdue où toute autorité a disparu. En atterrissant sur l'île, le clan de Murakawa n'a plus rien à quoi se retenir et , n'attendront qu'une ultime délivrance.

 

Le film se partage donc en deux parties : celle purement relié à la réalité de leur vie de criminel, et celle ou pour un moment, ils redeviennent des innocents, profitant du moindre moment de plaisir que la vie peut encore leurs offrir. Kitano y joue impeccablement, sobrement sa marque de fabrique, à la maniere d'un Clint Eastwood asiatique. Il est d'ailleurs entourés par des acteurs qui deviendront récurent dans ses films suivants : Tetsu Watanabe, Ren Osugi ou encore Susumu Terajima que j'apprécie particulierement.

 

La musique va également jouer un rôle primmordiale dans les films de Kitano à partir de Sonatine avec l'arrivée de Joe Hisaishi reconnu mondialement pour ses travaux sur les films des studios Ghibli notamment ( les studios d'Hayao Miyazaki ). Il sera selon moi ce qu'Ennio Morricone est aux longs métrages de Sergio Leone.

 

 

 

Les dialogues sont eux aussi sublimes :

 

LA FEMME : C'est super de pouvoir flinguer quelqu'un comme ça. Ne pas avoir peur de le faire.Ca veut dire ne pas avoir peur de mourir, non ? T'es un dur. J'aime bien les durs.
MURAKAWA : Si j'en étais un, j'aurais besoin d'un flingue ?
LA FEMME : Mais tu tires vite.
MURAKAWA : Parce que j'ai vite la frousse.
LA FEMME : Oui, mais t'as pas peur de mourir.
MURAKAWA : Quand t'as la frousse en permanence, t'en arrives à préférer être mort.

 

Pour résumer, c'est avec ce film que l'ont peut savoir si l'ont va apprécier l'oeuvre de Takeshi Kitano ou non, car tout y est.

Certains y trouveront trop de longueurs, pas assez d'actions tandis d'autres y verront une fresque pittoresque et pitoyable, magnifique et poétique, avec une mort toujours omniprésente, harcelant les personnages jusqu'au moment de la délivrance.

 

Si vous faites parties de la première catégorie, les films de Kitano ne sont pas fait pour vous, mais si vous êtes un peu sensible au traitement poétique de la vie en général par des acteurs/réalisateurs aussi talentueux que lui, je vous invite à découvrir ses autres films. 

 

Le trailer :

 


 

 Et je ne peux m'empecher de poster cette vidéo regroupant certaines scene totalement inoubliable du film, à éviter cependant si vous compter le voir prochainement...

 

 





Kids Return, datant de 1996 :


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L'histoire :


Masaru et Shinji sont deux lycéens inséparables qui passent leur temps à sécher les cours et à traîner. Ils leur arrivent également de racketter jusqu’au jour où ils tombent sur plus fort qu’eux. Masaru décide alors de faire de la boxe, Shinji le suit dans cette entreprise. C’est pourtant ce dernier qui s’en sort le mieux. Masaru abandonne et se fait engager au service de yakuza. Quant à Shinji, il poursuit son bout de chemin en tant que boxeur…


Takeshi Kitano ne joue pas dans Kids Return, mais nous le retrouvont à sa réalisation. De nombreuses scènes sont tout simplement autobiographique et rappelle la jeunesse de Kitano dans le quartier d'Asakusa à Tokyo.
C'est l’histoire de deux jeunes gens quelques peu paumés, déscolarisés, se laissant aller à trainer sans but, vivant au jour le jour avec une nonchalance désespérante, chose innacceptable au Japon. Ce qui frappe également avec ce portrait de la jeunesse japonaise est la violence : froide et cruelle. Cette violence c’est celle de la vie, du futur quotidien auquel les jeunes étudiants ne sont pas préparés. Ils arpenteront avec désillusion leurs entreprises diverses les rattachant à la vie sociale : boxe, déliquance pour notre duo de héros ou travail éreintant et sans interêts pour les autres. Takeshi Kitano réalise sur la jeunesse le portrait d’une génération de looser dont le combat semble perdu d’avance dans une société nippone très conservatrice. Les analogies avec le systême français sont d'ailleurs, malgré les apparences , relativement nombreuse.

La violence de la vie, la violence de la boxe et celle de la rue gangrenée de yakuza laisse peu d’échappatoire à ces jeunes dont l’initiation à la vie ressemble plus à une survie qu’à autre chose. Devant ce constat obscur qu’offre Kids Return , peu de solution si ce n'est l'apprentissage que propose les défaites dans une vie. Les parents n'apparaisse pas et l’autorité professorale a depuis longtemps cessée de se battre pour ces jeunes, allant jusqu’à plaisanter de l’échec aux examens de ses élèves.
L'amitié est une valeur essentiel ici et on se plait à suivre les mésaventures de ces deux amis, qui chacun a leur façon, recherchent leur voie, et qui finalement aboutira une fin surprenante, que chacun des spectateurs pourra interpreter à sa maniere.

L'humour, l'ambiance douce amer unique et la fantastique musique de Joe Hisaishi finisse de rendre ce film indispensable à tout les amateurs du Kitano réalisateur.






On continue à présent avec Hana-Bi, sorti en 1997 :

 

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Ce film sera particulierement encensé par la critique en Europe, il reçevra notamment le Lion d'Or du festival de Venise ainsi que divers autres titres.

 

 Synopsis :

 

L'histoire d'un flic rongé par les remords, usé par la vie, hanté par les drames et les cadavres. L'histoire d'un homme dont la vie s'évapore petit à petit tout autour de lui, qui a perdu sa fille, et qui assiste impuissant à la disparition de sa femme. L'histoire de Nishi, cet inspecteur au regard toujours dans le vague, le visage triste. Un époux confiné dans son mutisme, paraissant étranger à toute émotion. L'inspecteur Nishi est déjà mort, un petit peu, quelque part à l'intérieur. Et pourtant, Hana-Bi c'est avant tout l'histoire d'un homme ... qui déborde d'amour.

 

Il s'agit du dernier film de Kitano que j'ai vu pour le moment, et celui ci est peut être encore plus complexe que Sonatine ou Jugatsu.

 

Le film peut apparaitre comme un "road movie" à la japonaise, qui inévitablement se terminera par un drame.

Noirceur et tragédie sont en effet toujours présent, la plage aussi, ainsi que pour la premiere fois des peintures réalisées par Takeshi Kitano lui même, venant parfois entrecoupé de longs plans fixes.

 

 

Plusieurs histoires, décalées dans le temps,  sont emboîtées les unes dans les autres et il vous faudra un certain temps pour les raccorder. Cette complexité de l'histoire renvoie en fait au chaos intérieur de Nishi, un flic qui se bat pour un ultime sursaut de bohneur avec sa femme. Révolte interieure du personnage de Kitano tout aussi poignante et saignante qu' imprévisible, car comme souvent, les gags si particulier de Beat Takeshi ne sont jamais loin. Un mélange de pure contemplation et de bavardages étranges, de calme plat et d'explosions de violence.

Takeshi Kitano allie le feu des armes et l'explosion des sentiments tel un feu d'artifice ( signification de Hana Bi ). Quelqu'un m'a par ailleurs fait noter la similitude de ce cinéma avec les grands films muet du 20ème siècle. En effet, l'inspecteur Nishi ne parle pas beaucoup, et son visage, traverser de tic dû à l'accident de 1994 rende le personnage encore plus impénétrable qu'auparavant, et permet donc à tout à chacun de s'adapter aux émotions du moment représentés dans le film.

 

Du cinéma Arte comme dirait Mojo ! Mais ça change tellement de la soupe occidentale que l'on nous sert à longueur de temps... Peut être son meilleur film "objectivement"

 

 




On passe à présent à un film totalement différent, au ton plus leger par rapport à tout ce qu'a pu faire Kitano auparavant : "L'été de Kikujiro", en 1999.


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Alors que les vacances d'été débutent, un petit garçon nommé Masao, qui vit seul avec sa grand-mère, en allant chercher un cachet à la réception d'un colis, retrouve par hasard des photos de sa mère qu'il n'a pas vue depuis longtemps. Avec l'aide d'un ancien yakuza nommé Kikujiro , Masao décide de partir en voyage pour la retrouver. Le duo improvise alors leurs moyens de locomotion à travers le pays et rencontrent sur leur voyage un petit groupe de personnages insolites…
 

Takeshi Kitano met en scène une œuvre belle et touchante. L’ensemble est à la fois émouvant et plein d’humour entre des moments légers et d’autres qui se veulent plus durs. Ces deux personnages vont ainsi apprendre à se connaître mais surtout et avant tout apprendre à s’aimer. Ces personnages, l’enfant (qui semble être l’adulte) et l’adulte (qui semble être l’enfant) vont croiser sur leur route tout un tas d’individus plus étranges les uns que les autres qui viendront égayer ce road-movie.

Il s'agit en fait d'une magnifique ôde à l'enfance, Takeshi Kitano, livre une histoire pleine d'ambiances chaleureuse qui parvient à nous toucher au plus profond. On n’oubliera pas la superbe musique de Joe Hisaishi et une mise en scène qui l’est tout autant, jusqu’au déchirement d’une sublime sobriété lorsque les deux compères se sépareront. Ils retournent ainsi à leur vie respective après cette parenthèse, assurément changés parce qu’ils ont appris tout d’eux avec ce voyage introspectif au relent autobiographique pour Kitano.

On tiens ici un film que l'on peut voir avec toute sa famille, le parcours de ce petit garçon solitaire, qui va entreprendre un voyage avec cet ancien yakuza, un peu looser, ne peut que nous émouvoir. Sans parler des nombreuses rencontres et gags faisant souffler un réel renouveau sur la carrière cinématographique de Takeshi Kitano.

 

Je le recommande donc particulierement, car celui ci tranchera un peu avec les autres films beaucoup plus noir du réalisateur.

 

 

 

 

Passons à présent au film qui m'a fait découvrir l'oeuvre Kitanesque : "Brother" ou "Aniki Mon Frère" en France sorti en 2000.

 

 

kitano brother

 

 

 

 Aniki Yamamoto, un yakuza de Tokyo, refuse de se soumettre au clan adverse qui a fait tuer son chef. Sa tête étant mise à prix, il quitte le Japon et part rejoindre son demi-frère Ken aux Etats Unis.

Il arrive alors à Los Angeles, ne parlant pas un seul mot d'anglais, et découvre une société qu'il ne connaît pas. Mais il retrouve rapidement son demi-frère, qui est devenu un petit dealer.

Lors d'une altercation entre son demi-frère et le revendeur de celui-ci, Aniki intervient et passe à tabac le revendeur. C'est ainsi que petit à petit, Aniki va former son propre clan en appliquant les méthodes des yakuzas...

 

 

Comme je le disais plus haut, il s'agit de mon premier film de Takeshi Kitano. J'ai énormement apprecié par ailleurs, car au final malgré que le film soit tourné en grande partie pour l'exportation aux USA ( la distribution d'acteur, dont Omar Epps ) ainsi que les scènes d'actions plus nombreuses qu'à l'acoutumé, il reste très bon.

 

Il faut savoir qu'Aniki Mon Frere est une co-production entre les Etats-Unis et le Japon. L’alliance Tokyo-Los Angeles fonctionne t'elle ?Il en resulte en fait, lorsque l'ont connait les anciens films de Kitano,  une saveur particulière. C’est du Kitano auquel on a droit. Il n’y a pas de doute. On y retrouve une œuvre à la fois drôle et émouvante mais aussi l’aspect posé de la mise en scène et les longueurs présente ( bien que moins nombreuse )... Des caractéristiques propres au cinéma de Takeshi Kitano donc. Une marque de fabrique en somme. Mais qu’est-ce qu’il semble clocher alors que le film ne pose pas de problème en soit ? Le dépaysement ? Son côté trop américain ?

 

Takeshi Kitano ne semble pas s’embêter à réaliser quelque chose de nouveau. Il pioche parmi sa filmographie antérieure ( plage, jeux ) et y disperse des éléments faisant parti de sa "mythologie". Ce sentiment c’est de se dire que fort d’une bonne réputation acquise avec les années, Takeshi Kitano s’attaquait au marché états-uniens. L’appel du grand large, des sirènes américaines comme d’autre avant lui. Il y débarque avec son savoir-faire, sa touche. Il livre un film de Kitano sans se fouler, un peu facile, pas toujours original. Le problême c'est qu'il manque peut être ce petit quelque chose d'âme que possédait ses films japonais. Il n’y a pas la poésie qui régnait dans certaines ( la plusparts ) de ses oeuvres, on ne sent pas d’osmose entre les acteurs ( entre japonais et américain notamment ) même si le contact entre Kitano et Epps ait plutôt l'air de bien fonctionner. Il est également très plaisant de revoir Susumu Terajima, Ren Osugi ou encore Ryo Ishibashi aux côtés de Takeshi. Il ne faut pas oublier non plus encore une fois la présence du génial Joe Hisaishi à la composition...

 

Pour résumer, il s'agirait du film de Kitano que je recommanderais de voir en premier, tout simplement parce qu'il est le plus facile d'approche pour un public occidental. Il vous poussera sans aucun doute possible à approfondir vos recherches dans la filmographie de Takeshi Kitano. Pour ma part, connaissant à présent plusieurs facettes de celle ci, "Aniki Mon Frère" reste un excellent film du genre, plus grand public voila tout.

 

 

 

 

 




Dolls, datant de 2002 est le dixième film réalisé par Kitano :


affiche Dolls


i, il compte bien le lui prouver.

Le synopsis :

 

Trois histoires d'amour, trois tragédies. Sous la pression sociale, Matsumoto est obligé d'abandonner Sawako. Inconsolable, la jeune femme tente de se suicider. Elle échappe de justesse à la mort mais tombe dans un état hypnotique. Matsumoto laisse tout, famille, future femme, pour sauver la femme qu'il aime. Les voilà, en amants errants, liés l'un à l'autre avec une corde indestructible. Hiro est un chef yakusa seul et vieux. Il y a trente ans, il a privilégié ses ambitions plutôt que sa petite amie. Aujourd'hui, il revient à l'endroit de leur rendez-vous. Haruna, une pop-star, reste prostrée après un accident de la route. Un de ses plus grands fans, Nukui, a décidé de lui prouver son amour.


Dolls est probablement le film de Kitano auquel j'ai le plus de mal à accrocher. Certains lui trouve un côté féminin prononcé, c'est une remarque très juste qui semble être une explication à cela. Les trois histoires sont pourtant belle, triste et lourde de sens mais toute tourne autour d'un thême unique : l'amour, sous fond de thêatre de marionette japonaise "Bunraku".

J'ai cependant beaucoup apprécié certains plans, images, costumes et encore une fois une ambiance très planante qui me donne envie de le revoir à l'occasion.

 

Ce n'est pas un film à proprement parlé mais un assemblage de trois histoires de type poétique, un long métrage qui reste interressant à voir, je vous propose d'ailleurs de voir cette chronique d'une personne l'ayant beaucoup apprécié :

http://www.plan-c.fr/article-critique-dolls-de-takeshi-kitano-54654175.html






Zatoichi datant de 2003 est le premier chambara (film de sabre) de Takeshi Kitano :


zatoichi kitano


Histoire :

 

Au Japon, au XIXe siècle, Zatôichi est un voyageur aveugle gagnant sa vie comme joueur professionnel et masseur. Mais derrière son humble apparence, il est un redoutable combattant, rapide comme l'éclair et dont les coups s'avèrent d'une stupéfiante précision.
Alors qu'il traverse la montagne, il découvre une petite ville entièrement sous la coupe d'un gang. Son chef, Ginzo, se débarasse de tous ceux qui osent se dresser sur son chemin, d'autant plus efficacement qu'il a engagé un redoutable samouraï ronin, Hattori.

Dans un tripot, Zatôichi rencontre deux geishas, aussi dangereuses que belles. Okinu et sa soeur Osei vont de ville en ville à la recherche du meurtrier de leurs parents. Elles possèdent pour seul indice un nom mystérieux : Kuchinawa.

Dès que les hommes de main de Ginzo croisent Zatôichi, l'affrontement est inévitable et sa légendaire canne-épée rentre en action.

 

Peu habitué au film de sabre, c'est avec une certaine appréhension que j'ai regardé ce premier film de genre par Kitano. Il faut savoir que Zatoichi est au Japon une institution, un personnage ultra connu sur lequel de nombreux films ont déja été réalisés. Ce fut donc un défi de taille qu'a relevé Kitano en donnant un nouveau souffle à ce héros du cinéma japonais.


Le Zatoichi nouveau arbore des cheveux blonds peroxydés, et joue avec les conventions du film de genre, flirtant entre ironie et serieux, violence et humour. Impossible d’anticiper l’action: un affrontement au sabre devancera un gag visuel habilement préparé, un numéro de claquettes succédera à un récit très dramatisé. Certains personnages en subissent les conséquences et disparaissent longuement de l’écran au profit de sous intrigues gonflées pour être ensuite abandonnées. Mais au final, tout ceci n’a guère d’importance. On est emporté par la fièvre créatrice de Kitano, conquis par sa décontraction apparente et son souci de plaire. Pour la première fois, Kitano se permet d’ajouter des effets numériques pour minimiser l’effet de la violence, celui ci n'est pas toujours du meilleur effet mais pour les habitués d'anime jap, ce ne sera pas trop gênant. Zatoichi ne se prend jamais au sérieux ni au premier degré, il s’apprécie comme un film de sabre rempli d’idées de mise en scène ou de situations.


Malgré l'univers totalement nouveau de ce long métrage de Kitano, on ressent toujours sa griffe unique à la réalisation : mélancolie , humour et scene violente toujours aussi tranchante. . L’intrigue s’inspire selon les dires de Takeshi Kitano de Yojimbo ( par Akira Kurosawa, le plus grand des réalisateurs japonais ), par railleurs déjà adapté par Sergio Leone dans Pour une poignée de dollars. La magnifique scène de combat sous la pluie rappelle d'ailleurs celle des Sept Samouraïs,  que j'ai beaucoup aimé. Il a créé une œuvre particulierement fraiche, enthousiaste, dont l’énergie culmine dans la scene finale , surprenante d’optimisme et de joie de vivre, chose rare dans les films de Takeshi.

 

Un film hors norme, que je conseille à tout amateur de Kitano, car il tranche ( si j'ose dire ) avec tout ce qu'il a pu faire auparavant, un renouveau à la hauteur de ce qu'a pu faire Sergio Leone avec le style des westerns spaghettis.




Achille et la Tortue, sorti en 2009 :

achille et la tortue  

 Fils unique d’un riche collectionneur d’art, Machisu révèle un talent précoce pour la peinture.
Encouragé par ses proches, il peint en toutes circonstances. Mais le malheur met un terme
à la vie privilégiée de l’enfant. Quelques années plus tard, le jeune homme pauvre et solitaire parvient à intégrer une école d’art. Il essuie les critiques sévères d’un marchand d’art mais le soutien indéfectible de Sachiko, une jeune employée qu’il épouse, l’encourage à persister dans sa voie. Arrivé à 50 ans, Machisu n’a toujours pas vendu une toile. Il reste néanmoins dévoué à son art. Avide de reconnaissance, Machisu, tel Achille, arrivera-t-il à dépasser la tortue ?

 

Il y a clairement deux époques dans la cinématographie de Takeshi Kitano : la première partie ( de 1989 à 2000 ) et la periode couvrant ces dix dernieres années. Je dois avouer que je prefere la premiere, mais ce film, encore une fois différent de ses travaux anterieurs fait partis des meilleurs du cinéaste. Beat Takeshi apparait uniquement dans le dernier tiers du récit dans la peau d’un peintre à la limite de l'autisme. A partir de là, il est confronté aux critiques sur son travail. Avant, on l'aura vu enfant et adolescent construire les prémisses de son œuvre, avançant au rythme d’une tortue, tout en restant imperméable aux tragédies familliales et autres l'entourant. Kitano adhère à cette vision de l'Art. Selon lui, on ne peut ressentir le plaisir de vivre si l'on ne pense pas simultanément que la mort est toujours présente.

 

 

Au final, Machisu ou "Achille" ne trouvera jamais son style  se contentant de plagier de grands auteurs , mais les efforts qu'il fera, les sacrifices ( de sa vie familiale notamment ) et son obnubilation pour l'Art dans sa forme la plus pure rende ce film incroyablement beau. Mêlant les deux facettes du personnages ( passion pour la peinture et pour le cinéma ), le long metrage s'avere indispensable si l'ont souhaite connaitre les deux facettes de Kitano lui même .

 

De beau moments, parfois drôle, souvent émouvant et  à total contre courrant de ses précedents films en font un indispensable pour tout ceux qui veulent découvrir un Kitano autre que flic ou yakuza.







Son dernier film en date à present, Outrage, sorti en 2010 :



OutrageKitano

 

Synopsis : Dans une lutte impitoyable pour le pouvoir, plusieurs clans yakuza se disputent la bienveillance du Parrain. Les caïds montent dans l'organisation à coups de complots et de fausses allégeances. Otomo, yakuza de longue date, a vu évoluer ses pairs : des tatouages élaborés et des phalanges sectionnées, ils sont passés à la haute finance. Leur combat pour arriver au sommet, ou du moins pour survivre, est sans fin dans un monde corrompu où règnent trahison et vengeance. Un monde où les héros n'existent pas...


Ma critique sera très courte pour ce film car je n'ai eu qu'une seule occasion de le voir. C'était dans un petit cinéma de quartier il y a un mois de cela avec mes collègues R Geek et Mojo, que j'ai harcelé afin de faire une centaine de bornes allez retour pour pouvoir assister à la diffusion du film dans une salle ou nous étions... quatre !
Les critiques n'ont pas beaucoup apprécié ce film et pourtant... Celui ci marque le retour de Kitano dans le genre cinématographique qui l'a fait connaitre : le Yakuza Eiga.
On y retrouve tout les recettes du genre, scenes violentes choc, charisme des personnages, reglement de compte et humour propre aux films de Kitano. Ce qui n'a peut être pas plu à beaucoup de critique est l'absence de toute poésie et la violence crue... Ils n'ont peut être pas saisi le second degrés pourtant perceptible, avec des Yakuzas dont le sens de l'honneur et les traditions s'émiettent de plus en plus avec le temps qui passe, ce qui les rend d'autant plus ridicule sous certains aspects.

Pour tout les autres, on tient la un excellent film de Yakuza, sans prise de tête, avec un Beat Takeshi plus convaincant que jamais en vieux parrain de la mafia japonaise, seul avec son honneur face à un univers en totalement changement, ou les regles d'antant ne valent plus. Peut être mon film favori de la periode post 2000 de Kitano avec "Achille" dans un autre registre.



Cloturons à présent car nous sommes tout de même sur un blog tenu par des geeks par une petite anecdote rigolote concernant Takeshi Kitano et les jeux vidéos :






Quelques exemples de chose à faire pour terminer le jeu :
 
-Un karaoké d'une heure ( la Famicom possédait en effet un micro )
- Appuyer sur le bouton "Select" pendant quatre heures pour faire sécher une carte.
- Ne pas toucher la manette pendant une heure tout en laissant l'écran allumé.
- Finir une phase de shoot them up horizontal ou le vaisseau peut descendre mais pas remonter... Sachant que pour tuer le boss final il faut lui envoyer 20 000 tirs.
- Répéter des actions plusieurs dizaines de fois.

Un sadique ce Takeshi on vous dit ! Petit citation pour finir :

J’ai créé un jeu vidéo il y a des années de cela. C’est le pire de toute l’histoire du jeu vidéo. Un jeu terrible ! Les parents qui l’ont acheté en croyant faire plaisir à leurs bambins l’ont vite regretté. Devant leur console, les enfants étaient terrorisés. Ils ne bougeaient plus. Ils étaient totalement abrutis par ce jeu débile. Des mères ont appelé le fabricant. Leurs enfants pleuraient. Tant mieux, non ? Au Japon, les enfants sont trop gâtés. Un peu de torture ne leur fait pas de mal. »
 
 
kitano 1 
 
Ahahah ! Sacré Takeshi, mais on lui pardonnera. Car en effet il faut avouer que de tels artistes, aussi complet ( et complexe ) ne sont pas légion. Il a su créer un style unique, tant au point de vue de la réalisation de film que de son jeu d'acteur. La marque des Grands...

Bonus musical pour terminer ce dossier avec deux sublimes compositions de Joe Hisaishi :




Sonatine - Play On The Sands




Kikujiro No Natsu - Summer


Source : diverses ( wikipedia ) et l'excellent site sur le maitre : http://www.takeshikitano.net/

Publié dans Diver- fun

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Katone 22/04/2011 15:26


a ouai ! je penser pas qu'il avait fait autant de choses ! je l'ai vu dans battle royal et je savais pas que le jeux super marrant takashi castle venait delui :O


NeoJin 22/04/2011 20:58



Si effectivement, d'ailleurs au Japon, il est ( malheureusement ? ) plus reconnu pour sa carrière de comique et d'animateur que pour son cinéma.



Kamiku 16/01/2011 00:33


Bravo pour cette biographie très complète de Takeshi Kitano.

Vous ne semblez pas avoir apprécié Dolls, c'est en effet un film très difficile d'approche.
Mais si l'ont réussi à s'approprier le drame que vivent les héros de ces trois histoires et que l'ont se laissent porter par les couleurs sublimes du film...


Et merci pour le compliment sur notre site !


NeoJin 18/01/2011 11:23



Je pense que je reverrais Dolls dans une autre optique la prochaine fois mais comme je le disait dans l'article, l'esthetique du film en soi me plait deja beaucoup. Merci pour ton passage sur le
blog en tout cas, et bravo pour votre excellent site sur Kitano.



NeoJin 13/12/2010 22:11


Merci à toi !

Sonatine, mon favori de Kitano au final, une ambiance unique...


Mario Mario 13/12/2010 15:07


sacré dossier ! merci !
j'ai vu sonatine et kikujiro il m'en reste plein à découvrir


O.J 14/11/2010 00:57


Aaaah Takeshi Kitano, l'amour de ma vie !! (ouais je suis gérontophile moi) Mes trois preferés sont Kikujiro, Aniki mon frère et Battle Royal. (sans compter Furyo)
J'avais jamais entendu parler du jeu vidéo, mais il a l'air bien horrible !


NeoJin 14/11/2010 13:49



Ahah j'ai bien envie de le tester, il a l'air de rendre fou ^^


 


Je te recommande vivement Sonatine et Hana Bi sinon, sublime...