Partager l'article ! Zone Of The Enders: Hideo Kojima, ce nom, tout les joueurs l'ont un jour entendu, et pour cause : il est le créateur de nomb ...

Hideo Kojima, ce nom, tout les joueurs l'ont un jour entendu, et pour cause : il est le créateur de nombreuses oeuvres ayant marqué l'histoire du jeux vidéo. Il y a évidemment eu
la série des Metal Gear ( R Geek prépare d'ailleurs un dossiers sur le premier épisode Playstation/Game Cube ) , Snatcher sur
Mega CD et sa formidable ambiance cyberpunk ou encore Policenauts ainsi que les deux titres qui feront l'objet de l'article d'aujourd'hui. Notons
également que des rumeurs ont récemment circulé sur le net quand à une version de ZOE sur 3DS ( on peut toujours ésperer ).
Zone Of The Enders sort en 2001 sur la toute fraichement débarquée Playstation 2. Le jeu est édité par Konami et réalisé par
Noriaki Okamura et Hideo Kojima. A l'époque, beaucoup de gens se sont procuré ZOE car il contenait la première démo jouable de Metal
Gear Solid 2 : Sons Of Liberty, j'en faisait évidemment parti. Etant en plus fan de méchas, décision fut prise de me procurer ce titre qui à premier abord ne payais pas de mine.

Commençons par parler de l'histoire qui prend place dans le futur, rappelant sur pas mal de point la trame principale de Mobile Suit Gundam. L’Humanité a migré dans l’espace et
est parvenue à coloniser des planètes de son système solaire comme Mars et Jupiter. Les humains y découvrirent une planète satellite, Calipso,
possédant un nouveau type de minerai, le Métatron. Son utilisation permit des avancées inimaginables dans le développement de la conquête spatiale notamment avec la
création des LEV (Laborious Extra-orbital Vehicle), robots destiné à l’usage industriel ou militaire mais aussi d’un nouveau type de LEV, l’Orbital
Frame, robot construit à partir du Métatron.

Le temps passa et les nations unies de la Terre imposèrent de plus en plus de lois restrictives sur les colonies spatiales. Les Enders furent créés en vue de s’approprier
plus de Metatrons. Des groupes activistes indépendantistes voient alors le jour parmi ses habitants dont le groupe armé, Bahram. Les conflits et les actions
terroristes éclatent partout et c’est au milieu de cette ère que naissent deux Orbital Frames révolutionnaires, Jehuty et Anubis. Développés par
Bahram et la Nureidum Universal Technology, sur une colonie de Jupiter, ces deux machines reposent sur l’exploitation avancée du Metatron
et leur utilisation pourrait grandement profiter à Bahram. Ayant eu vent de ce projet, les nations unies s’emparent de la colonnie et des deux Orbital frames.
Prêt à tout pour les récupérer, Bahram lance quelques mois plus tard un raid sur Antilia (une des colonie de Jupiter). C'est au milieu
de cette guerre que le jeu commence, on y incarne un jeune adolescent dépassé par les évènements, Leo Stenbuck qui, par le plus grand des hasards, va se retrouver
aux commandes du Jehuty. Il fait alors la connaissance d’ADA, l'intelligence artificielle de Jehuty.

C'est donc cet Orbital Frame que l'on incarne, dans une vue à la troisième personne, ce qui frappe d'abord c’est la liberté de mouvement et l'aisance du
déplacement avec la machine. Le Jehuty ne marche pas, il vole et ce en toute liberté avec comme seul contrainte, les limites de la zone de mission. De plus ses
actions sont ultra-rapides et fluides mais également stylées (tonneaux, vrilles, saltos,…).
Le jeu se déroule dans la colonie d’Antilia et le joueur va évoluer dans différentes zones de cette colonie. Chaque zones recèle d’ennemis qui patrouillent et il faudra
évidement faire le ménage : parfois pour récupérer un passe, parfois pour secourir la population locale. Le scénario va obliger le joueur à faire des allers et retours entre ces zones pour des
phases d’explorations et avancer dans l’histoire.
Au départ le Jehuty commence avec un arsenal basique (blaster, épée, bouclier et choppe) mais au fur et à mesure il va acquérir des armes secondaires lui permettant de devenir une machine de guerre surpuissante (canon, missiles, mitrailleuse, leurres…).

Les phases de combats sont très réussies grâce à la liberté de mouvement mais aussi grâce au sytème de caméra qui fait que l’on voit toujours le Jehuty et l’ennemi. Le
joueur possède une grande variété d’action qui s’adapte automatiquement à la distance de combat (de loin le Jehuty utilisera les projectiles et au corps à corps il
utilisera son épée). Le tout rend les combats dynamiques, furieux et ergonomiques, un vrai beat em all avec des méchas !
Un bémol tout de même, la relative répétitivité du titre. Tout au long du jeu, on ne fait que se battre de la même façon et toujours contre les même sbires à quelques exceptions prêt, les boss
ayant bénéficié d'une attention toute particulière.
La musique est sympathique surtout dans les intros et cinématiques, un peu moins dans les phases de jeu et les voix sont anglaises pour la version Euro du jeu ( malheureusement ). Ajouté a cela
une courte durée de vie et je pense que j'aurai bien résumé ce premier épisode car effectivement, c'est dans la suite de ce jeu que se revelera toute la beauté et la qualité de
Zone Of The Enders.

L’une des particularités de cet épisode, comparé à son prédécesseur, est la diversité des lieux visités. Le joueur n’aura plus l’occasion de faire des aller-retours si répétitif entre
différente zones mais il va les enchaîner dans une trame qui lui permettra de bien s'impregner de l'univers de Zone Of The Enders.

Et c'est sans doute l'un des point fort du jeu : la diversité d’action dans l’espace. Comme dans ZOE, Jehuty se manie très facilement et il peut aller
quasiment ou il veut. Sa palette d’action, déja très correct dans ZOE, a encore été enrichie dans cet épisode. Le joueur aura la possibilité de s’aider de son environnement
et même de ses ennemis pour progresser dans l’aventure. Bien d’autres petits détails ont également été inclus pour améliorer le gameplay du joueur et le rendre plus jouissif.
Concernant les phases de gameplay dans l’histoire, le fait de changer sans cesses de lieu va permettre une grande diversité de phases de jeux. Fini le temps on se contentait de faire le
ménage des zones, fini les missions de protection facultatives, ici tout nous sera imposé mais toutes les phases seront originales. En un mot, fini la répétitivité.

Les combats de boss ont également été revus. Pour chaque affrontement il y a une technique particulière, pas forcément évidente à premier abord. Le joueur devra faire fonctionner
ses méninges et ne pas foncer tête baissée. De plus les boss sont intéressants du simple fait qu'il soit des Orbital Frame, ce qui se traduit par des affrontements
très esthetique et nerveux. Les ennemis de base sont quand à eux plus variés, on en compte facilement une bonne dizaine près à tout pour en découdre avec Dingo.

Mais c'est graphiquement que ce 2nd Runner écrase son prédécesseur. Les développeurs ont eu comme objectif de le transformer et d’inclure un style animé
total. Certains effets tel que la fumée, les explosions, les étincelles ont donc été réalisée en cell-shading. C’est très beau et rend le jeu clairement plus spéctaculaire.
Les cinématiques sont des séquences animées. Celles ci sont très bien réalisées, mais c'est encore une fois le doublage anglais qui pêche. Les cinématiques 3D sont également de
qualité avec une excellente mise en scène des évènements. Le tout accompagné par une bande son très futuriste ( pas toujours de qualité ceci dit ) qui rend compte parfaitement
de l’ambiance de chaque phase et de chaque environnement, grâce à elle, le joueur est dans le bain.
Il faut également retenir le nom de Yoji Shinkawa , chara designer ( Metal Gear, Policenauts )qui a encore une fois fourni un travail riche
et digne de la série. Tous les nouveaux méchas supplantent largement leur prédécesseurs du premier volet, que se soit les nouveaux ennemis de base ou les Orbital
Frames. Ils sont tous simplement sublime et font partie des mechas les plus gracieux de l'histoire du jeux vidéo.

Je considère cet épisode comme l'un des meilleurs jeux de la ludothèque Playstation 2, autant le premier était sympathique pour peu qu'on apprécie le genre, autant celui ci s'avère
indispensable tant la qualité est présente à tout les niveaux. Fan de mécha, de japanime ou simplement de très bon titre, qui plus est pas très courrant sur cette plate forme, n'hésitez
pas une seconde de plus.
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||