Comics

Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 08:29

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Une fois n'est pas coutume, je vous présente aujourd'hui une petite chronique d'un ( du ? ) classique absolu du comics Batman avec The Dark Knight Returns du légendaire Frank Miller ( déja auteur du fameux Year One ou Année 1 dont la réedition est prévue pour le mois d'aout ).

L'oeuvre est sortie en 1986 et a été réedité en France en 2008 chez Panini Comics.

 

 

L'histoire prend place à Gotham City. La ville ne semble pas avoir changé. Pourtant, le récit se déroule un été de canicule, une quinzaine d'année après que le chevalier noir est pris sa "retraite". En même temps que la chaleur, une vague de crimes et de violence déferle sur la cité du Batman. Ceux qui connaissent Gotham et sa légende s'attendent à voir le batsignal de la Chauve-souris percer les ténèbres de la nuit. Pourtant Batman a disparu depuis une dizaine d'années. Les plus jeunes doutent même de l'existence de ce chevalier de la nuit.

Batman est devenu une légende urbaine, voir un sujet de thèse et un regret pour beaucoup de citoyens de Gotham.

 

Personne ne sait ce que Batman est devenu, mis à part... James Gordon l'inspecteur incorruptible de Gotham.

Bruce Wayne, de son côté, à sombré dans une sorte de dépression depuis qu'il a renoncé à être le Batman, oublier le vide et renoncé à la créature qui se tord en lui, voila son combat quotidien .

 

 Dix ans qu'il fait la sourde oreille lorsque lui vient l'envie de l'action. Mais chaque nuit c'est un peu plus difficile de ne pas céder à l'appel de la justice et de ces vieux démons.

 Pendant ce temps,  le personnel de la clinique psychiatrique d'Arkham se prépare à un grand évènement. Harvey Dent s'apprête à franchir en homme libre les grilles de l'unité pour malades dangereux. Aucun média ne veut rater l'évènement. Un bonheur pour l'audience, et pour les retombées publicitaires bien evidemment... Même Bruce Wayne, son ami, est fier de la rédemption de Dent. Seul le commissaire Gordon reste réservé sur la guérison de celui qui fut Double Face. Mais Gordon fait parti du passé et les médias ne s'y interressent guere. Le futur à présent, ce sont les Mutants.

 

Bruce Wayne laisse finalement la créature renaître en lui. Et il va y prendre plaisir, c'est la seule chose qui le face reelement vibrer et vivre. Et pendant que Batman revient ( revis ? ), le gang des mutants, perpetrants meurtres, viols et toutes autres crimes barbares étend sa domination sur Gotham. Même dans ses pires années, la ville n'avait pas connu cela.

 

 Batman de retour? C'est serieux,  allons! Il aurait quel age? 50 ans? 60 ans? Il faudrait être dingue pour reprendre du service à cet age la. Et puis vint un autre témoignage, et encore un autre etc... 

Tandis que les télés multiplient les émissions sur le retour du Dark Knight, celui-ci s'est lancé dans la reconquête de sa ville. Rien a vraiment changé au final, comme le prouve la fin de cette première partie. 

 

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La jeune Carrie Kelly n'arrive pas encore à y croire. Pourtant elle l'a vu. Enfin, son ombre. Il lui a même sauvé la vie! Elle le sait, sa décision est un peu folle. Mais si le Batman est de retour,  Robin aussi doit l'être, elle compte bien le remplacer.

Pendant que Robin chasse les petits malfrats, Batman, de son côté, emploie des méthodes bien plus radicales dans sa lutte contre le crime et particulièrement contre le gang des Mutants.

L'affrontement entre Batman et le chef du gang des mutants aura bien lieu, mais le chevalier noir n'a plus vingt ans, ni même trente. Le chef du gang est jeune, fort et vif. Batman prend une raclée. Mais Robin est la, comme toujours pour veiller sur lui... Et pendant que Batman se soigne et récupere des forces, le gang des Mutants asseoit sa domination sur Gotham City.

 

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Batman saura malgré tout vaincre ce gang ( d'une maniere vraiment énorme ) et c'est à ce moment la que l'ont passe à la seconde partie du récit. 

 

 A Arkham, les autorités médicales déclarent le Joker sain d'esprit. Si nous étions un premier avril ce serait une bonne blague...Pour fêter dignement cette bonne nouvelle le Joker élimine l'ensemble des spectateurs venus assister à l'émission célébrant sa libération.  Après ce massacre, et pour faire bonne figure, le Joker se rend à la fête foraine. Que veut donc le Joker? Ceux qui connaissent un tant soit peu son histoire le savent : Batman. Pour le Joker la liberté n'a de sens que si Batman est dans les parages. Eternel jeu du chat et de la souris.

Mais pour le Dark Knight et le Joker, ce sera le dernier face à face.

 

 

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Une question commence cependant à se faire persistente:  Batman est-il un bien pour la ville? Ses méthodes "fascistes" ne sont elle pas un plus grand danger pour Gotham ? Clark Kent met son ami en garde. Les temps ont changé...

 

Une citation qui resume bien la chose :

 

"J'ai toujours su que ça se terminerait entre toi

et le grand dadais en bleu. Ils doivent te tuer, Bruce."

 

Green Arrow 

 

 C'est le règne de Batman qui à maintenant commencé à Gotham après ses recentes victoires. Suite à l'explosion d'une tête nucléaire, une panne d'électricité de dimension cataclysmique s'abat sur le monde. Le temps des ténèbres et du chaos est venu. Mais Batman est la et a une armée à sa disposition.  Cette armée se sera l'Ordre Nouveau de Gotham.

 

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 Aux yeux du gouvernement, Batman est un électron libre. Donc un danger, mais qui peut donc l'arreter ? Nul autre que le "grand dadais en bleu" alias Superman.

Sous le regard des militaires et de Robin, s'engage alors le combat des titans: Superman versus Batman. Le combat n'est pas aussi inégal qu'ont peut le croire. Cependant Bruce Wayne n'a pas oublié les paroles de son ami Green Lantern: "Ils doivent te tuer". Alors Superman doit vaincre. La victoire du "boy scout" semblera logique. Les militaires et les politiciens n'iront pas chercher plus loin. Et pourtant...

Je n'irai pas plus loin, car la fin de l'histoire est elle aussi gigantesque.

 

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Frank Miller nous offre ici une des meilleures histoire de Batman, revoyant totalement le mythe de l'homme chauve souris, il s'inscrit la dans la lignée des grands auteurs de comics, Bob Kane, le papa de Batman, ou encore Neal Adams dans les années 70... Certaines scènes, dialogues ou ambiances sont proprement culte.

 

Inutile de préciser qu'il s'agit la d'une bande dessinée indispensable, même si l'on est pas particulierement amateur de comics.

Par NeoJin - Publié dans : Comics
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Jeudi 8 avril 2010 4 08 /04 /Avr /2010 15:03

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Un article sur un comics aujourd'hui, et ce sera comme d'habitude, une chronique sur le Dark Knight représenté ici dans une histoire très particulière puisque se déroulant en 2039.

Publié en 2006 aux Etats Unis, édité chez Panini Comics en 2008, il s'agit de l'oeuvre d'un des rois du comics underground : Paul Pope.

 

Le type a du talent, il mélange en effet à merveille les styles européen, manga et comic pour développer une identité graphique tout à fait atypique. Bref il a plein d'influences, il fait sa cuisine et la sauce prend diablement bien.  Je m'attarderais à ses autres oeuvres dès que j'aurais un peu plus de temps...
Batman Année 100 fait partie des premiers arcs complet du chevalier noir que j'ai pu lire et qui m'ont littéralement scotché. Batman en 2039 (soit cent ans après sa création par Bill Finger et Bob Kane), dans un Gotham futuriste mais pas tant que ça, différente mais pas vraiment, un Batman vu par un artiste iconoclaste. L'idée brillante est de sortir le personnage de son contexte habituel des séries classiques qui n'en finissent pas. Ici l'histoire a une fin et se suffit à elle même. En termes techniques on appelle ça un arc donc, ou mini série.
Batman Année 100 est avant tout un régal pour les yeux, même si le style graphique n'est de loin pas le plus facile d'approche. Le mélange sauvage des influences crève saute aux yeux, ici des vaisseaux dans le plus pur style manga, la un Gotham dont les ruelles et l'architecture empruntent à la bd européenne... C'est punk, gras, sale, humide, nerveux mais aussi merveilleusement fluide, tout va à l'essentiel. La mise en scène met le mouvement à l'honneur sans pour autant se priver de quelques poses bien emblèmatiques (pour qu'on puisse apprécier la façon dont il a repensé le costume du Batman). Il glisse au passage quelques petites références incontournables de l'identité graphique de Batman, soulignant ainsi à quel point il réinterprête le mythe tout en gardant des points de repères, chose importante pour les fans.

 

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Tout le monde connait Batman, à partir de cette information, on peut se dire que chacun à sa propre image du personnage. Paul Pope dessine donc un Batman punk, félin, débraillé, humain (il saigne, souffre et doit reprendre son souffle) mais aussi fantasmatique, irréel, grotesque ( les longues canines) et terrifiant. Jeux de fumée, de masque et de cape, effets pyrotechniques (^^), gadgets, rien ne manque. Une fois que l'on a adheré au style, on en redemande tant cela change du carcan comics habituel.

 

La partie scénario maintenant. Il est un peu regrettable que Pope n'ait pas travaillé avec un scénariste aussi dingue que lui car si il assure niveau graphique, il n'obtient pas le même résultat dans l'écriture. C'est de facture classique, sans grands rebondissements ni trouvaille de génie. Complot gouvernemental et chasse à l'homme, minimum syndical pour un Dark Knight. C'est d'autant plus dommage qu'une histoire plus osée aurait complétée à merveille une oeuvre qui avait tout pour rentrer au panthéon des meilleurs comics de super héros. Il y a des idées sympathiques quant à la façon dont le Batman se met en scène et surtout un aspect fantastique vraiment intéressant (je n'en dis pas plus mais Pope aime jouer entre réel et légende).

 

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Pour donner une idée on est dans la veine d'un Dark Knight Returns de Frank Miller (il y a d'ailleurs une influence graphique, notamment sur le design grotesque des flics, ainsi que d'autres réferences). On prend néanmois son pied à progresser dans la lecture de ce comics, dont on veut voir le bout, ne serait ce que pour "découvrir" l'identité du Batman.
Pour conclure, je dirais qu'il s'agit la d'un des trois Batman que j'ai le plus apprécié lire ( même si je suis encore très loin d'avoir tout lu, en particulier en ce qui concerne les classiques ), changeant totalement d'approche par rapport à tout ce qui c'était fait avant, possédant un début et une fin propre, chose assez rare dans le domaine.

 

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Par NeoJin - Publié dans : Comics
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Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /Fév /2010 08:37

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J'ai décidé aujourd'hui pour ce dernier jour de février de consacrer un article au meilleur comics Batman qui m'a été donné de lire jusqu'a maintenant.
Batman : un long halloween, sorti au milieu des années 90 écrit par Jeph Loeb et dessiné par Tim Sale ( on commence bien, avec un telle équipe, comment se planter...).
Le comics contient treize volumes, et ont été récemment réedités chez Panini Comics dans une version Absolute , magnifique coffret et nombreux bonus à la clefs.

" Un Long Halloween " fait partie du second âge d'or de Batman. Années 90, scénariste génial, dessinateur qui sait quand pinailler avec les détails et quand se laisser aller, coloriste qui comprend l'atmosphère que l'auteur veut donne à son histoire...
D’une point de vue technique, c’est donc une réussite. Le dessin à ce réalisme très irréaliste en même temps, en raison de ses traits maximisés, dans le plus pur style  comics ,  à l’opposé total de nos bédés ou des mangas.
Tim Sale, au coup de crayon redoutable, sait alterner les séries de petits plans rapides, à l’ambiance qui prend à la gorge, et les longues scènes latéralles, très intenses et émouvantes.
Les dialogues sont bien entendu de grande qualité, aucune phrase en trop, rien à couper, rien à changer, un travail d’artiste du premier mot au dernier point. Batman, à la voix basse et profonde, Jim Gordon, le seul flic honnête de Gotham City, qui donne en permanence l’impression d’un homme voulant arrêter un fleuve avec deux baguettes et Harvey Dent, le meilleur procureur de Gotham depuis des décennies. A eux trois, ils ont le pouvoir de changer les choses. Ils croient mutuellement les uns en les autres, sans jamais se le dire. Je crois en Harvey Dent (Batman). Je crois en Batman(Gordon). Je crois en Gotham City(Dent). Quelle tristesse qu’une aussi belle association ne puisse durer.

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On appréciera également la façon dont les personnages sont traités. Dans les comics (et peut être encore plus dans Batman qu’ailleurs), les personnages sont d’une incroyable profondeur, ce sont de vraies personnes, contrairement aux héros de beaucoup trop d'autres oeuvres du genre. Et les méchants tiennent une place primordiale. Les méchants normaux  (pègre, assassins, petites frappes), mais aussi mais surtout les vrais méchants comme on les aime, les super vilains. Et la, il y en a pour tous les goûts. C’est aussi ce qui rend l’œuvre de Batman aussi admirable, c’est qu’il est seul pour combattre une véritable petite armée de " méchants ". Harvey Dent et Jim Gordon s’occupent de la criminalité classique, mais Batman est seul face à une armada de fous furieux sorti de l'asile d'Arkham qui trouvent l‘idée de porter un costume et d‘avoir un pseudonyme proprement géniale. , le Joker, le Chapelier fou, le Scarecrow, Catwoman, le Pingouin, Black Mask, Harley Quinn, Double-Face, Mr. Freeze, Poison Ivy, Solomon Grundy, Calendar Man … La liste est loin d’être exhaustive.
Dans ce tome, nous nous retrouvons avec quelques-uns des d'entre eux qui ont fait la réputation de la série, à savoir Catwoman, le Joker, Double-Face et quelques autres, ayant ici un rôle plus secondaire. Catwoman n’est pas celle qui retient le plus l’attention, même si sa beauté incroyable et sa merveilleuse capacité à ne rien prendre au sérieux sont soulignées avec un talent incomparable, étant ici plus une alliée de Batman qu’une ennemie, l’on retient surtout la prestation de Double-Face et du Joker. Ils sont tous les deux travaillés avec un soucis du détail et une intelligence qui frise la perfection.
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Tout d’abord, Double-Face, que l’on voit d’abord sous les traits d’Harvey Dent, procureur, Chevalier Blanc de Gotham City, le Pourfendeur de la pègre. Ami de Jim Gordon, allié de Batman. La première fois que le lecteur le voit, il est de face, le visage éclairé, en train d’enquêter pour vaincre la mafia. Magnifique. Dans la totalité des autres plans, on ne verra que la moitié de son visage, que ce soit en raison de sa position ou de l’ombrage... Et plus son comportement se fera borderline, allant jusqu’à flirter brièvement avec l’extrême limite de l’illégalité, plus sa  face cachée  sera sombre.
Puis, accident tragique, il est défiguré en plein procès par une projection d’acide. A partir de là, sa transformation en Double-Face et son basculement dans la folie est définitive. Voici l’horreur que Dent est devenue, voici la victoire de la pègre. Voici donc l’emprise que le crime exerce réelement sur Gotham City.
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Et le Joker ? L’ennemi N°1 de Batman, son double inversé. La première fois qu’on le voit dans Un Long Halloween, c’est en couverture du chapitre de Noël. Il trône, entourés de cadeaux, souriant comme le fou qu’il est, l‘air mauvais. Mais ce n’est qu’une couverture, et sa première vraie apparition dans le chapitre est à sa première page, de dos, perché sur une chaise comme un aigle, ses longues jambes maigres repliées, en train de lire le journal. Il est à contre-jour et c’est à peine si l’on distingue le mauve de son pantalon et le bleu de son manteau. Seul point de couleur clairement identifiable, ses cheveux au vert intense. Détail amusant et de circonstance, il chante "vive le vent" joyeusement.
Un gros plan esuite sur ses mains osseuses et gantées alors qu’il déchire le journal, son célèbre rire commence à se faire entendre.
De touts les méchants, le Joker est le seul à non seulement admettre qu’il est fou, mais surtout à s’en venter. Il clame à qui veut l’entendre ( et surtout à qui ne veut pas l’entendre, à savoir Batman ) que le monde est si insensé qu’y être sain d’esprit tiendrait de la folie, et que ne pas rire d’une si vaste blague serait ridicule, une approche philosophique comme une autre. Un autre de ses aspects, que l'ont découvre au fil des comics ou il est présent et peut être le plus fascinant, est qu’il tente en permanence de convaincre Batman qu’il est aussi fou que lui, et qu’il devrait l’admettre ( ce qui s’achève toujours inévitablement par une séance de passage à tabac dont le Joker ressort en miettes, mais qui le conforte dans son idée). Comme d'ailleurs il le dit lui-même : " Tu ne peux pas me tuer sans devenir comme moi; et je ne peux pas te tuer sans perdre le seul être humain avec qui je m’entends bien. N’est-ce pas ironique ? ".

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L’intrigue, comme je l’ai dit plus haut, est d’une éfficacité toute vicieuse. Un tueur frappe les membres de la pègres lors des jours de fêtes. Calibre.22, tétine en guise de silencieux, petit souvenir en rapport avec la fête ( citrouille trefle, sapin etc). Tout le monde est suspect, de Harvey Dent à la famille Maroni en passant par Bruce Wayne. Et jusqu’à la toute dernière page, aussi digne qu’émouvante, impossible d’être sûr de qui exactement est Holiday.

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C’est donc un ouvrage d’une qualité incontestable, excellent sous tous ses points, rien à redire, rien à ajouter, rien à enlever, du travail de maîtres. A posséder absolument, ou en tous cas à lire au moins une fois dans sa vie si l'on apprécie un tant soi peu les comics, on la bande déssinnées , tout simplement.

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Par NeoJin - Publié dans : Comics
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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 09:15
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Watchmen... J'ai découvert ce comics il y a très peu de temps après avoir vu son adaptation cinéma ( excellente par ailleurs ) datant de 2009.
Mais tout de même, il me restait un petit souvenir d'une bande dessinnée qui devait trainer chez moi depuis des années, quelques parts et qui s'appellait "Les Gardiens", avec une cover incroyablement marquante : Le Comédien et son fusil à pompe, ainsi qu'un contenu très violent qui avait marqué ma jeune imagination pour longtemps et qui on fait que ce comics n'a ressurgit que très recemment.
J'ai donc décidé de m'acheter l'intégrale des Watchmen (  DC Comics, 12 volumes ) réedité chez Panini Comics. Il s'agit d'une histoire du grand Alan Moore et de Dave Gibbons. Le premier tome sort en 1986, et révolutionnera à jamais le monde de la bande déssinée.


Watchmen est une uchronie (un peu comme le film "Le crépuscule des Aigles" on l'ont découvre ce qu'il ce serait passer si Hitler avait gagner la guerre). C'est à dire que l'oeuvre se base sur des faits historiques réels mais explore ce qui aurait pu se passer si leurs finalités avaient été différentes (par exemple, dans Watchmen, les USA gagnent la guerre du Vietnam ou encore le scandale du Watergate n'éclate pas au grand jour et Richard Nixon reste président). Tout commence par l'apparition de super-héros, influencés par la littérature populaire (les comics donc) vers la fin des années 30. Ceux-ci combattent la criminalité et rendent les personnages de comics désuets. La population prend néanmoins peur et, sous la pression de la rue, le gouvernement fait passer une loi (le "Keen act") pour interdire toute intervention des super-héros
. Suite à cette loi, il ne reste que deux héros en activité : le Docteur Manhattan (le seul à avoir de réels super-pouvoirs) et le génialissime Comédien, un agent effectuant les sales besognes du gouvernement ( renversement de gouvernement marxiste, Vietnam ). Ce dernier, Le Comédien donc, alias Edward Blake, est assassiné. L'un de ses anciens collègues va s'empresser d'enquêter sur sa mort, il s'agit de Rorschach. Le tout sur fond de guerre froide devenant complètement incontrolable.

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Les personnages sont l'un des points forts de Watchmen. Originaux et travaillés, pas noir ni blanc, montre déja combien Alan Moore a voulu que ses personnages sois complexe et très différents des lieux communs dans le monde du Comics. Les références sont multiples, Rorschach à lui seul pourrait faire l'objet de plusieurs pages d'analyse. Son masque est évidemment lié au vrai Rorschach, "l'inventeur" des petites taches censées nous évoquer des idées spécifiques que les psychologues peuvent ensuite interpreter. Outre leur originalité, les persos de Moore en imposent par leurs détresses, leurs failles, leur côté humain plus que super héros. Dr Manhattan lui, est hallucinant de détachement et de cruauté involontaire, plus proche d'un dieu que d'un humain suite à son accident, il incarne à merveille sa principale faille : son inhumanité. Chaque trait de caractère, chaque détail, est ciselé, parfaitement en place, nous révélant peu à peu la véritable nature de chacuns des Masques. Parfois, Moore nous pousse même bien plus loin. Le Dr Manhattan voyant tout, ce qui s'est passé, ce qui se passe et ce qui se passera, il est extrêmement difficile pour lui d'avoir une relation normale avec les autres, je m'explique :

Je me dispute avec ma femme. Mais, en même temps, je la rencontre. Et dans le même instant, je l'embrasse pour la première fois. Pire, toujours en même temps, je la quitte, 20 ans plus tard. Ces évènements, parfaitement détachés dans le temps pour l'humain lambda, sont pour moi totalement indissociables... Prenez deux secondes pour imaginer ce qu'une telle perception de la réalité peut engendrer comme psychisme...
Les dialogues sont eux aussi incroyables, et l'oeuvre contient un bon nombre de phrases cultes...

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Quand aux thêmes abordé par le comics, ils sont si nombreux qu'il est difficile de faire court : 

Tout dans cette oeuvre est symbolique et a un sens (ne la lire qu'une seule fois serait se priver de bien des plaisirs). Watchmen est profondément politique de par la réflexion que l'oeuvre impose : Qu'est-ce qu'un surhomme ? Comment adapter la loi à d'éventuels pouvoirs dépassant l'homme, lorsque la société se démoralise de plus en plus ? L'on peut donc également se poser des questions sur les dégâts que cause le temps qui passe, sur le regard que les autres nous portent ou encore sur la folie, le doute, la peur, les choix... Non seulement tout cela est représenté avec intelligence mais, en plus, ce n'est jamais réellement démonstratif ou trop appuyé, tout passe en douceur dans une forme soignée qui caresse le lecteur dans le seul sens valable, celui qui consiste à ne jamais ennuyer pour pouvoir faire passer la lourdeur du fond.

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S'il y un seul point faible dans Watchmen, ce sont peut-être les dessins et la colorisation (qui datent tout de même du milieu des années 80). Nous ne sommes donc pas, visuellement, dans les "normes" actuelles. Pourtant, à moins d'être vraiment allergique, l'aspect esthétique n'en est pas désagréable pour autant. Mais surtout, certains personnages de Gibbons apparaissent vite comme intemporels. Le Comédien et l'air suffisant de celui qui a tout compris, la glaciale froideur du Dr Manhattan, tout est en place, sans fausse note. Mieux encore, l'ancienneté de trait confert un truc en plus à l'ensemble de l'oeuvre.
 

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Comment conclure un article sur le meilleur comics jamais sorti ? Je vous dirais peut être qu'a l'inversse de moi, il faut d'abord lire le comics justement, avant de se procurer le film , même si celui ci est excellent et fait pour une fois honneur à l'oeuvre originale, chose suffisamment rare pour être signalé ( il y a eu The Dark Knight avant, et à une moindre échelle, Iron Man ).

Par NeoJin - Publié dans : Comics
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