Une fois n'est pas coutume, je vous présente aujourd'hui une petite chronique d'un ( du ? ) classique absolu du comics Batman avec The Dark Knight Returns du légendaire Frank Miller ( déja auteur du fameux Year One ou Année 1 dont la réedition est prévue pour le mois d'aout ).
L'oeuvre est sortie en 1986 et a été réedité en France en 2008 chez Panini Comics.
L'histoire prend place à Gotham City. La ville ne semble pas avoir changé. Pourtant, le récit se déroule un été de canicule, une quinzaine d'année après que le chevalier noir est pris sa "retraite". En même temps que la chaleur, une vague de crimes et de violence déferle sur la cité du Batman. Ceux qui connaissent Gotham et sa légende s'attendent à voir le batsignal de la Chauve-souris percer les ténèbres de la nuit. Pourtant Batman a disparu depuis une dizaine d'années. Les plus jeunes doutent même de l'existence de ce chevalier de la nuit.
Batman est devenu une légende urbaine, voir un sujet de thèse et un regret pour beaucoup de citoyens de Gotham.
Personne ne sait ce que Batman est devenu, mis à part... James Gordon l'inspecteur incorruptible de Gotham.
Bruce Wayne, de son côté, à sombré dans une sorte de dépression depuis qu'il a renoncé à être le Batman, oublier le vide et renoncé à la créature qui se tord en lui, voila son combat quotidien .
Dix ans qu'il fait la sourde oreille lorsque lui vient l'envie de l'action. Mais chaque nuit c'est un peu plus difficile de ne pas céder à l'appel de la justice et de ces vieux démons.
Pendant ce temps, le personnel de la clinique psychiatrique d'Arkham se prépare à un grand évènement. Harvey Dent s'apprête à franchir en homme libre les grilles de l'unité pour malades dangereux. Aucun média ne veut rater l'évènement. Un bonheur pour l'audience, et pour les retombées publicitaires bien evidemment... Même Bruce Wayne, son ami, est fier de la rédemption de Dent. Seul le commissaire Gordon reste réservé sur la guérison de celui qui fut Double Face. Mais Gordon fait parti du passé et les médias ne s'y interressent guere. Le futur à présent, ce sont les Mutants.
Bruce Wayne laisse finalement la créature renaître en lui. Et il va y prendre plaisir, c'est la seule chose qui le face reelement vibrer et vivre. Et pendant que Batman revient ( revis ? ), le gang des mutants, perpetrants meurtres, viols et toutes autres crimes barbares étend sa domination sur Gotham. Même dans ses pires années, la ville n'avait pas connu cela.
Batman de retour? C'est serieux, allons! Il aurait quel age? 50 ans? 60 ans? Il faudrait être dingue pour reprendre du service à cet age la. Et puis vint un autre témoignage, et encore un autre etc...
Tandis que les télés multiplient les émissions sur le retour du Dark Knight, celui-ci s'est lancé dans la reconquête de sa ville. Rien a vraiment changé au final, comme le prouve la fin de cette première partie.
La jeune Carrie Kelly n'arrive pas encore à y croire. Pourtant elle l'a vu. Enfin, son ombre. Il lui a même sauvé la vie! Elle le sait, sa décision est un peu folle. Mais si le Batman est de retour, Robin aussi doit l'être, elle compte bien le remplacer.
Pendant que Robin chasse les petits malfrats, Batman, de son côté, emploie des méthodes bien plus radicales dans sa lutte contre le crime et particulièrement contre le gang des Mutants.
L'affrontement entre Batman et le chef du gang des mutants aura bien lieu, mais le chevalier noir n'a plus vingt ans, ni même trente. Le chef du gang est jeune, fort et vif. Batman prend une raclée. Mais Robin est la, comme toujours pour veiller sur lui... Et pendant que Batman se soigne et récupere des forces, le gang des Mutants asseoit sa domination sur Gotham City.
Batman saura malgré tout vaincre ce gang ( d'une maniere vraiment énorme ) et c'est à ce moment la que l'ont passe à la seconde partie du récit.
A Arkham, les autorités médicales déclarent le Joker sain d'esprit. Si nous étions un premier avril ce serait une bonne blague...Pour fêter dignement cette bonne nouvelle le Joker élimine l'ensemble des spectateurs venus assister à l'émission célébrant sa libération. Après ce massacre, et pour faire bonne figure, le Joker se rend à la fête foraine. Que veut donc le Joker? Ceux qui connaissent un tant soit peu son histoire le savent : Batman. Pour le Joker la liberté n'a de sens que si Batman est dans les parages. Eternel jeu du chat et de la souris.
Mais pour le Dark Knight et le Joker, ce sera le dernier face à face.
Une question commence cependant à se faire persistente: Batman est-il un bien pour la ville? Ses méthodes "fascistes" ne sont elle pas un plus grand danger pour Gotham ? Clark Kent met son ami en garde. Les temps ont changé...
Une citation qui resume bien la chose :
"J'ai toujours su que ça se terminerait entre toi
et le grand dadais en bleu. Ils doivent te tuer, Bruce."
Green Arrow
C'est le règne de Batman qui à maintenant commencé à Gotham après ses recentes victoires. Suite à l'explosion d'une tête nucléaire, une panne d'électricité de dimension cataclysmique s'abat sur le monde. Le temps des ténèbres et du chaos est venu. Mais Batman est la et a une armée à sa disposition. Cette armée se sera l'Ordre Nouveau de Gotham.
Aux yeux du gouvernement, Batman est un électron libre. Donc un danger, mais qui peut donc l'arreter ? Nul autre que le "grand dadais en bleu" alias Superman.
Sous le regard des militaires et de Robin, s'engage alors le combat des titans: Superman versus Batman. Le combat n'est pas aussi inégal qu'ont peut le croire. Cependant Bruce Wayne n'a pas oublié les paroles de son ami Green Lantern: "Ils doivent te tuer". Alors Superman doit vaincre. La victoire du "boy scout" semblera logique. Les militaires et les politiciens n'iront pas chercher plus loin. Et pourtant...
Je n'irai pas plus loin, car la fin de l'histoire est elle aussi gigantesque.
Frank Miller nous offre ici une des meilleures histoire de Batman, revoyant totalement le mythe de l'homme chauve souris, il s'inscrit la dans la lignée des grands auteurs de comics, Bob Kane, le papa de Batman, ou encore Neal Adams dans les années 70... Certaines scènes, dialogues ou ambiances sont proprement culte.
Inutile de préciser qu'il s'agit la d'une bande dessinée indispensable, même si l'on est pas particulierement amateur de comics.







